Allongement de l’IVG : Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche contre la proposition de loi

Plusieurs milliers de personnes ( 20.000 selon les organisateurs, 4.500 selon la police) ont défilé dimanche à Paris pour protester contre la proposition de loi allongeant le délai légal de l’IVG et pour faire entendre leurs « 10 propositions » aux candidats à la présidentielle, lors de la « Marche pour la Vie ». 

Dimanche 16 janvier a eu lieu à Paris la traditionnelle « Marche pour la Vie », manifestation annuelle parisienne qui a lieu tous les ans en janvier. Selon les organisateurs, quelque 20.000 personnes étaient présentes. La préfecture de police a dénombré environ 4.500 manifestants.

Cette année, « le premier sujet, c’est la proposition de loi Gaillot (…), une loi inique » qui doit autoriser l’allongement de la durée légale de l’interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines, a déclaré Nicolas Tardy-Joubert, président de la « Marche », lors d’un point de presse avant le départ du cortège. Des propos rapportés par l’Agence France Presse (AFP).

Réunis dans un froid glacial, les manifestants – parmi lesquels beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes – brandissaient des pancartes roses et jaunes: « Arrêtez d’emmerder les embryons », « Protéger le faible ça c’est fort » ou encore « L’IVG ne supprime que des innocents ».

Parmi eux, Jacques Dumoulin, retraité de 65 ans, est venu de Bordeaux avec son épouse Anne « pour que l’on reconnaisse que la vie est sacrée depuis le début ».

« Aujourd’hui, on utilise l’avortement comme moyen de contraception », estime avec regret Marie, 17 ans, étudiante en agronomie venue de l’Aube.

Le « deuxième sujet important » de cette mobilisation « c’est l’élection présidentielle », a estimé M. Tardy-Joubert, appelant les candidats à faire en sorte « que la protection de la vie humaine soir une grande cause nationale ».

« Nous ne soutenons personne », a-t-il ajouté, mais « nous présentons nos 10 propositions » aux candidats, comme « rétablir le délai de réflexion de 3 jours minima » avant une IVG ou le rejet « du suicide assisté et de l’euthanasie ».

Le texte visant à « renforcer le droit à l’avortement », porté par la députée ex-LREM Albane Gaillot, avait été voté par l’Assemblée nationale en deuxième lecture le 1er décembre. Les députés ont approuvé la plupart des mesures du projet de loi dont sa mesure phare, l’allongement des délais de l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse. La suppression de la clause de conscience des médecins spécifique à l’avortement souhaité par le texte, n’a elle pas été validée par l’Assemblée.

Le 19 janvier prochain, le texte sera examiné par le Sénat qui l’avait rejeté en 2021, son adoption définitive reste donc incertaine.

La rédaction (avec l’AFP)

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