Le 18 janvier, près de 10 000 personnes ont manifesté place Vauban à Paris, à l’appel du collectif la Marche pour la vie. Un rassemblement qui s’est tenu seulement deux jours avant l’examen de deux propositions de loi sur la fin de vie, le 20 janvier prochain.
"Soigner, pas supprimer", "l’euthanasie c’est un abandon", "la dignité pas la mort" ou encore "la souffrance se soigne", sont autant de slogans qui figuraient sur les pancartes des manifestants présents à la Marche pour la vie à Paris, le 18 janvier. Selon les organisateurs, ils étaient environ 10 000 à défiler dans les rues parisiennes.
Parmi les participants, certains sont venus avec leur chapelet et d’autres avec des affiches mettant en avant leur foi chrétienne, demandant ainsi de prier "pour la vie".
Cette année, la place accordée à la lutte contre l’euthanasie et au développement des soins palliatifs, était au coeur de ce rassemblement. Questionné par la communication de la Marche pour la vie, Maxence de Mentque, atteint d’une myopathie de Duchenne, a fait passer un message sur "la joie de vivre malgré le handicap".
"Je suis venu ici pour alerter sur cette loi de l’euthanasie pour leur montrer que la joie de vivre est une belle chose et qu’il faut continuer à vivre dans la joie."
A partir du 20 janvier, la chambre haute examinera deux propositions de loi sur la fin de vie, l’une plutôt consensuelle sur les soins palliatifs et l’autre, beaucoup plus sensible, créant un droit à l'aide à mourir par une procédure encadrée de suicide assisté voire d'euthanasie. Un vote solennel est prévu le 28 janvier.
Une réforme vivement critiquée par les responsables français des principaux cultes catholique, protestant, orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste, qui alertent de longue date sur les "graves dérives" d'une telle loi.
"On espère que la majorité sénatoriale s'opposera à la mort administrée", a déclaré de son côté le président de la marche, Guillaume de Thieulloy à l’AFP.
"Si l'euthanasie est légalisée, c'est la mort des soins palliatifs."
Mélanie Boukorras