Aide à mourir : pour les évêques, les soins palliatifs "sont l'unique bonne réponse"

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"Les soins palliatifs sont l'unique bonne réponse", soulignent les évêques de France jeudi dans une tribune, alors que le débat parlementaire sur la fin de vie a repris depuis le 14 janvier en commission au Sénat.

Tout en rappelant leur "profond respect pour les personnes en fin de vie", les évêques de France rappellent que la France a fait depuis plus de 25 ans le "choix singulier et précieux" de "refuser à la fois l'acharnement déraisonnable et la mort provoquée".

Dans ce texte transmis à la presse et signé par les évêques du conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), les prélats interrogent "la question du sens de la vie, de la souffrance et de la mort", et soulignent que leur motivation "n'est pas d'abord ni exclusivement confessionnelle".

Les évêques rappellent que l'accès aux soins palliatifs demeure "très inégal sur le territoire national. Aujourd'hui encore, près d'un quart des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts".

"Nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthique de leurs débats et de leurs votes", appuient-ils. "Évoquer une loi de fraternité quand il s'agit de faire mourir, de donner la possibilité de s'administrer une substance létale, ou d'inciter un soignant de le faire contre sa conscience, est un mensonge", écrivent-ils.

"Présenter l'euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soin brouille gravement les repères éthiques (...) Nous refusons en particulier l'instrumentalisation de notions essentielles telles que la dignité, la liberté ou la fraternité", souligne leur texte.

Le Sénat a repris depuis mercredi l'examen de ce texte, souhaité par l'exécutif mais reporté à plusieurs reprises en raison des soubresauts politiques.

La chambre haute en débattra dans l'hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l'Assemblée nationale devrait s'en saisir à nouveau en février.

Le débat prend la forme de deux propositions de loi examinées en parallèle: une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d'une aide à mourir.

La Rédaction (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / Chinnapong

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