Sorti hier en salles, Compostelle, réalisé par Yann Samuell et porté par Alexandra Lamy, propose bien plus qu’un simple road movie. Entre quête de sens, rencontre bouleversante et immersion au cœur des paysages mythiques du chemin de Saint-Jacques, le film esquisse le portrait de deux êtres cabossés que tout oppose, mais que la marche va peu à peu rapprocher. Une parenthèse à la fois lumineuse et introspective, qui invite à ralentir et à se reconnecter à l’essentiel.
Une fois n’est pas coutume, ce coup de projecteur se porte sur un film distribué par Apollo Films plutôt que par Saje Distribution : Compostelle. Réalisé par Yann Samuell et interprété notamment par Alexandra Lamy, Julien Le Berre et Mélanie Doutey, ce long-métrage est à l’affiche depuis hier.
Le film raconte l’histoire d’Adam, un adolescent en difficulté placé en foyer, à qui l’on propose une ultime alternative : éviter la prison en entreprenant une marche sur le chemin de Compostelle. Il sera accompagné de Fred, une enseignante expérimentée mais fragilisée, incarnée par Alexandra Lamy, elle-même en pleine remise en question personnelle et professionnelle.
À travers ce périple, Compostelle dévoile les paysages majestueux du Camino — du Puy-en-Velay aux plateaux castillans, en passant par l’Aubrac, Conques ou Cahors — offrant une véritable respiration visuelle et émotionnelle. Mais au-delà du voyage, c’est avant tout la rencontre de deux êtres blessés qui se joue : une femme et un jeune garçon, en quête de sens et d’amour, qui vont peu à peu se révéler l’un à l’autre.
Le film interroge également la foi, ou son absence, à travers les doutes et les questionnements des personnages, notamment à travers la figure de la Vierge Marie, discrètement présente comme un écho spirituel tout au long du chemin.
Émouvant, lumineux et profondément humain, Compostelle s’impose comme une belle surprise de ce début de printemps. Désormais à l’affiche, ce road movie sensible invite à ralentir, à contempler et à se laisser toucher. Un film à ne pas manquer en salle.
Marie-Laure Liller