De hockeyeuse à aumônière du sport, l’aventure olympique de Sandrine Ray continue !

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De Milan à Cortina, en passant par Livigno ou encore Anterselva, l’Italie accueille depuis le milieu de la semaine dernière la vingt-cinquième édition des Jeux olympiques d’hiver. À cette occasion, entre sport et foi, la rédaction de Plus Que Sportifs a choisi de planter ses bâtons de ski au cœur de ce grand rendez-vous mondial.

Notre parcours débute naturellement à Milan, épicentre de la cérémonie d’ouverture, mais aussi des disciplines sur glace. Si, au premier regard, la cité milanaise semble moins vibrer pour ces Jeux que Paris lors de l’édition estivale, deux lieux en constituent pourtant les poumons : le dôme de Milan et sa magnifique cathédrale devant laquelle trône la flamme olympique et la toute nouvelle arêne de Santagiulia qui abrite les rencontres de hockey sur glace.

Nichée au milieu de nulle part au sud de la ville, cette dernière aurait presque, par son architecture, les allures d’une magnifique coupe de tiramisu au milieu d’un succinct plateau de desserts. Inaugurée jeudi dernier à l’occasion de la rencontre féminine entre l’Italie et la France, et sous les cris de 11 000 supporters locaux peu avares en "Italia, Italia !", elle fait déjà l’unanimité. Peu importe, dès lors, que les dimensions de la patinoire suscitent quelques débats — trop réduites ? — ou que la peinture paraisse encore récente, le lieu respire l’esprit olympique.

Sandrine Ray ne dira pas le contraire, elle qui a pu assister à la rencontre féminine entre la Suisse et les États-Unis ce lundi. "Être ici me rappelle de bons souvenirs !", lance-t-elle d’entrée.

"Cela me ramène forcément aux JO de Turin en 2006, les premiers de l’histoire de la Suisse chez les filles, que j’ai pu vivre en tant que joueuse !".

À l’époque déjà, sa sélection avait affronté les Américaines, opposant une belle résistance à une équipe soutenue notamment par Hillary Clinton. "Mais l’autre souvenir que je garde également de cette aventure olympique, c’est cette opportunité que j’avais eue de partager ma foi chrétienne avec des aumôniers présents sur place", ajoute Ray.

"Pour la première fois de ma carrière, des personnes priaient avec moi pendant une compétition, et ça avait rendu l’expérience encore plus forte."

Vingt ans plus tard, et tel un passage de flambeau, c’est naturellement dans le rôle d’aumônière du sport qu’elle œuvre à Milan pendant cette quinzaine olympique. Et si, à l’inverse de Paris 2024, l’équipe d’aumônerie chrétienne de Milano-Cortina ne se trouve pas au sein du village olympique, elle continue de proposer ses services à des athlètes qui n’en demandent pas tant.

"Pour ces Jeux, les organisateurs ont simplement misé sur des chambres de prière. Du coup, je suis ici en tant qu’indépendante soutenue par l’organisation Athletes in Action. Malgré cela, Dieu me montre qu’il s’occupe de tout. En quelques jours, il m’a déjà permis d’avoir des rencontres inspirées avec des athlètes, actuels ou anciens. Ou d’en organiser entre sportifs chrétiens sur place."

Mais alors, qu’est-ce qui a poussé Sandrine Ray à franchir le pas pour devenir aumônière du sport ?

"Après l’expérience des JO de Turin 2006, je suis partie sur un bateau missionnaire pendant deux ans. J’y ai découvert de belles choses. En rentrant, j’avais à cœur de servir Dieu dans le milieu du sport, car c’est celui que je connaissais le mieux. Il m’aura fallu une dizaine d'années de formation pour en arriver là. Dieu a bien préparé les choses et, aujourd’hui, je me sens à ma place."

Déjà engagée aux Jeux de Sotchi en 2014 puis aux Paralympiques de Rio en 2016, celle qui entraîne également l’équipe féminine de Lausanne s’attend à un programme dense en Italie. Un programme divin.

"Avec d’autres aumôniers, nous sommes constamment en contact, prêts à nous rendre disponibles à tout moment. De mon côté, j'ai aussi eu la chance d’avoir été mandatée par le CIO en 2014 et j’essaye encore de faire le lien avec. Et puis, quand j’en aurai le temps, j'essaierai d’aller voir quelques rencontres de Hockey."

Joël Thibault, aumônier du sport et membre de la rédaction Plus Que Sportifs, réagit :

"Avec Sandrine, je me souviens de ces Jeux à Rio en 2016 où nous étions les deux aumôniers francophones d’une équipe de six internationaux. Malheureusement, je déplore que le COJO n’ait pas fait le choix de mettre en place un service d'aumônerie au cœur même du village olympique cette année, ce qui aurait vraiment été pertinent pour les athlètes. Suite à ce que nous avions vécu à Paris, je pensais vraiment que le comité olympique aurait surfé sur cette dynamique positive… En contrepartie, j’ai appris que des nations comme l’Italie ou l’Autriche ont fait appel à des aumôniers directement accrédités dans leur délégation. Je prie qu’un jour cela soit également le cas pour la France et que les athlètes protestants et évangéliques français puissent en avoir au moins un auprès d’eux."

La Rédaction de Plus Que Sportifs


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