Un rassemblement s’est tenu le 16 février, notamment à l'appel d'Alliance Vita, à côté de l’Assemblée nationale afin d’alerter sur les risques du texte étudié par les députés encadrant la légalisation de l’euthanasie et de l'aide à mourir.
Le 28 janvier, le Sénat a rejeté une proposition de loi sur l’aide à mourir. Conformément à la procédure parlementaire, elle a été renvoyée à l’Assemblée nationale pour une nouvelle lecture depuis le 16 février.
Pour faire entendre leur opposition à ce projet de loi, l'Alliance VITA a organisé, avec d'autres associations, une manifestation devant l’Assemblée nationale le jour du début de l'examen. Elles réclament une meilleure prise en charge des soins palliatifs et l’interdiction du suicide assisté et de l’euthanasie dans le pays.
Parmi les organisations présentes se trouvaient également le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine, la Fondation Jérôme Lejeune, les Associations Familiales Catholiques, et la Fondation OCH.
Les manifestants ont réclamé une meilleure prise en charge des soins palliatifs et l’interdiction du suicide assisté et de l’euthanasie dans le pays. "Votez des soins, pas l’euthanasie" lisait-on sur certaines pancartes.
Dans un communiqué publié ce mardi, les organisations ont dénoncé un projet de loi irresponsable qui veut intégrer de nouvelles pratiques alors que le système de santé français est en crise et que l’accès aux soins palliatifs est inégal sur le territoire.
"Tandis que le système de santé s’enfonce dans une crise profonde et durable, que l’accès aux soins palliatifs reste inégal et que de nombreux Français peinent à accéder à des soins essentiels, la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie apparaît aussi injuste qu’irresponsable."
Les contestataire mettent en avant plusieurs risques majeurs pour la population : une fragilisation de la prévention du suicide, une rupture de la confiance entre les soignants et les patients ainsi qu’une stigmatisation accrue des personnes vulnérables. Ils alertent également sur la mise en danger des personnes en situations de handicap mental, déjà confrontées à des difficultés d’accès aux soins et potentiellement exposés à des dérives.
Les associations demandent donc aux députés d'affirmer leur opposition à l'euthanasie et au suicide assisté. Elles appellent également à assurer un accès universel aux soins palliatifs, en appliquant intégralement la loi de 1999 et en adoptant une loi de programmation spécifique à ce sujet.
Elles réclament enfin une suspension totale du texte de loi par le Premier ministre.
Elormise Pierre