Cinq Palestiniens, dont une mère et sa fille de confession chrétienne, ont été tués dans une frappe aérienne israélienne dans le quartier de Rimal à Gaza, le 3 octobre.
Maysa Khader Ibrahim Abu Daoud et sa fille Mary Hafez Michel Al-Najjar Abu Daoud ont été enterrées dans l’église Saint-Porphyrius après avoir été tuées par une frappe israélienne nocturne sur leur immeuble dans le quartier de Rimal à Gaza le 3 octobre, rapporte le Christian Post. Amis et membres de la famille se sont ainsi rassemblés pour les pleurer.
Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem, Théophile III, qui a présidé l’office, a prié pour le repos de leurs âmes, tout en demandant à Dieu "de donner patience et consolation à leur famille".
"Chaque être humain est créé à l’image de Dieu, et chaque vie humaine est sacrée. Nous nous souvenons de tout le peuple de Gaza dans nos prières, en cherchant la miséricorde pour les morts, la guérison pour les blessés et la force pour les endeuillés."
Il a également appelé à la fin de la guerre et à "une paix juste".
"Nous prions pour la fin de la guerre et des bombardements, pour la protection des vies civiles et pour qu’une paix juste puisse prévaloir – une paix dans laquelle le peuple de Gaza peut se sentir en sécurité en ce qui concerne ses enfants et ses proches. Que leur mémoire soit éternelle."
Les deux femmes avaient trouvé refuge à l’église de la Sainte-Famille à Gaza, a indiqué l’un des responsables. Lorsqu’elles ont dû évacuer, elles ont loué un appartement dans l’immeuble touché par la frappe. Selon Tsahal, l’objectif était d’atteindre Ali Ahmed Al-Amoudi, vice-président du bureau politique du Hamas à Gaza, "impliqué dans la prise de décisions entourant le massacre du 7 octobre". Les résultats de cette frappe seraient toujours en cours d'examen.
Depuis le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, plus de 1 440 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la santé de Gaza. Depuis le début de l’offensive israélienne, lancée après l’attaque du 7-Octobre, qui a fait 1 221 morts en Israël, plus de 74 000 Palestiniens ont été tués, selon le dernier bilan du ministère.
Mélanie Boukorras