Inédit : le Saint-Sépulcre à Jérusalem fermé en raison du conflit au Moyen-Orient

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Depuis le 28 février, le Saint-Sépulcre, situé à Jérusalem, est fermé en raison du conflit qui oppose la coalition israélo-américaine à l’Iran. C’est la première fois que ses portes restent fermées aussi longtemps. 

Une situation sans précédent. Le Saint-Sépulcre, l’endroit où la tradition chrétienne situe la crucifixion et la résurrection du Christ à Jérusalem, est fermé depuis le 28 février en raison de la guerre régionale déclenchée par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran.

Une décision prise par les autorités israéliennes, qui ont également fermé d’autres lieux saints de la vieille ville, dont le Mur occidental et le mont du Temple.

De nombreuses célébrations qui se tiennent depuis des siècles dans le Saint-Sépulcre ont ainsi été célébrées ailleurs. Les vêpres se sont notamment tenues dans l’église patriarcale et monastique des Saints-Constantin-et-Hélène et la divine liturgie du dimanche matin a désormais lieu à l’église Saint-Constantin-et-Sainte-Hélène.

Des célébrations de Pâques en suspens ?

En cette période de Carême et à l’approche de la Semaine sainte et de Pâques, l’inquiétude des chrétiens de la région est manifeste quant à savoir si les portes de ce lieu central de la foi chrétienne seront réouvertes pour l’occasion.

Selon nos confrères d’InfoVaticana, les autorités ecclésiastiques de Terre sainte "ont intensifié leurs efforts" auprès des autorités israéliennes afin d’obtenir l’autorisation de célébrer cette Semaine sainte. En effet, depuis des siècles, les pèlerins ont l’habitude de se recueillir devant le tombeau vide et à l’intérieur du sanctuaire qui abrite le Golgotha.

De son côté, le directeur général du Patriarcat latin de Jérusalem, Sami el-Yousef, indique que les responsables de l’Église vont proposer aux autorités de réduire la jauge des participants. 

Une fermeture qui dure

L’accès à ce lieu a déjà été limité selon les époques : guerres, tensions ou encore pandémies ont empêché de nombreuses célébrations liturgiques. Pourtant, ces fermetures n'ont jamais duré aussi longtemps. 

Celle-ci a "une forte valeur symbolique", selon Mgr Rafic Nahra, évêque auxiliaire du Patriarcat latin de Jérusalem et vicaire patriarcal pour Israël depuis 2021. En effet, il s’agit pour lui d’"une forme de mort que les gens vivent", car ils ne peuvent pas se rassembler. Il explique également que "les gens ne peuvent pas se déplacer facilement" en raison de "la guerre, des alarmes répétées, du son des sirènes et de la ruée vers les abris". 

La dernière fois que le Saint-Sépulcre a été fermé au public lors des célébrations de Pâques, c’était en raison de la propagation du COVID-19, en 2020. Seule une poignée de prêtres s’était rendue sur place pour la célébration. Une fermeture à cette date symbolique pour les chrétiens du monde entier n’avait pas eu lieu depuis au moins un siècle.

En outre, de nombreux croyants se demandent comment vont se passer ces célébrations, entre la joie de la résurrection du Christ d'un côté et les bombardements quotidiens qui ont déjà coûté la vie à plus de 2 000 personnes dans les différents pays du Moyen-Orient, de l'autre.

Mélanie Boukorras

Crédit image : Shutterstock / gary yim (2017)

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