Depuis les bombardements menés par les États-Unis et Israël, les conditions de détention des chrétiens en Iran se sont dégradées : sous-nutrition, absence de soins et isolement. Déjà extrêmement vulnérables, ils subissent encore des épreuves.
Depuis les bombardements menés par les États-Unis et Israël contre le régime islamique et l’abandon des postes des responsables et des personnels pénitentiaires à travers le pays, les conditions de vie des chrétiens emprisonnés se sont considérablement détériorées, rapporte Christian Daily.
Ce sont désormais des groupes paramilitaires qui les remplacent, en particulier les Forces spéciales antiterroristes. Ce changement inquiète fortement les défenseurs des droits humains et de la liberté religieuse.
Ce groupe est connu pour être responsable de certaines des pires violations des droits humains en Iran. Parmi celles-ci figurent la mort de centaines d’Iraniens lors de manifestations contre la hausse du prix de l’essence en novembre 2019, ainsi que l’affaire de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après avoir été maltraitée en détention, en septembre 2022.
Selon Iran Human Right, les prisonniers font face à de graves violations des droits humains : pénuries alimentaires, refus de soins médicaux, conditions de détention insalubres et dégradantes, entraînant des grèves de la faim collectives et au moins un décès.
Par ailleurs, certains prisonniers auraient été transférés vers des lieux inconnus ou à proximité de bases militaires, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à leur sécurité.
L’ONG Portes Ouvertes indique que les autorités du pays voient le christianisme comme une menace occidentale. Les chrétiens convertis en Iran sont régulièrement arrêtés, condamnés à de lourdes peines et détenus dans des conditions difficiles, marquées notamment par la surpopulation carcérale, le manque de soins médicaux et des traitements dégradants.
Elormise Pierre