"La mort n'est pas un soin" rappelle le CNEF devant des députés et sénateurs

La mort n'est pas un soin rappelle le CNEF devant des députés et sénateurs

Mardi 2 avril, le Conseil National des évangéliques de France a été reçu par le groupe "parlementaires chrétiens" qui rassemble des députés et des sénateurs de confession chrétienne. L'occasion pour les évangéliques de rappeler leur position sur la fin de vie et d'affirmer que "la vie de chaque humain à une valeur inaltérable". 

Le groupe "parlementaires chrétiens", rassemblant des membres chrétiens de l'Assemblée nationale et du Sénat, a auditionné deux membres du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) le 2 avril dernier au sujet des risques de dérives entraînés par la future loi sur la fin de vie.

Lors de cet entretien, Erwan Cloarec, président du CNEF et Thierry Le Gall, directeur du service pastoral du CNEF auprès des parlementaires, ont notamment souligné la valeur inaltérable de chaque être humain, "du fait même de son appartenance à l’humanité".

"Tout humain étant créé et aimé par Dieu, sa dignité ne diminue pas avec les années, sa condition sociale, ou la baisse de ses facultés" ont affirmé les représentants du CNEF, rappelant que "la mort n'est pas un soin". 

Le pasteur Luc Oleknovicth est également intervenu pour présenter les travaux de la Commission d'Éthique Protestante Evangélique qui, selon le CNEF, "ont été appréciés" par les Parlementaires. 

"L’Évangile nous appelle à prendre soin particulièrement des plus fragiles dans notre société"

Dans un communiqué publié début janvier, le CNEF s'était déjà positionné contre la mise en place d'une aide active à mourir en dénonçant "tout acte donnant la mort ".

"Affirmant la valeur absolue de chaque vie humaine, les protestants évangéliques dénoncent tout acte donnant la mort, y compris dans le cadre d’une ‘aide active à mourir’ en fin de vie."

"L’Évangile nous appelle à aimer et prendre soin particulièrement des plus fragiles dans notre société. C’est également la position de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : chaque être humain a une dignité fondamentale et égale qui ne saurait se dégrader avec l’âge" écrivait l'organisation évangélique dans ce document, estimant que "l’humanité d’une société se mesure dans sa capacité à aimer, protéger et entourer les personnes faibles et souffrantes, plutôt qu’à faciliter leur mort, ou inspirer un devoir de mourir".

Les évangéliques invitaient déjà les élus du pays à "faire le choix de la vie et non celui de la mort" en "réaffirmant le droit de chacun d’être aidé à vivre et jamais à mourir".

Camille Westphal 


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