L’archevêque de Canterbury Sarah Mullally s’oppose au projet de loi sur le suicide assisté

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Dans une interview accordée à la BBC le 31 décembre, la future archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, a exprimé sa vive inquiétude concernant le projet de loi sur l'aide à mourir, actuellement en discussion à la Chambre des lords du Parlement britannique.

Le soir du Nouvel An, l'émission Today de BBC Radio 4 a diffusé un entretien entre la future archevêque Sarah Mullally et l'ancienne Première ministre britannique, Theresa May. Au cours de l'échange, l'archevêque s'appuyant sur son expérience d'infirmière et d'évêque de Londres, a exprimé son opposition à l’aide médicale à mourir, rapporte le Christian Post.

Elle a notamment alerté sur les raisons pouvant conduire certaines personnes à envisager cette option, évoquant des difficultés économiques :

"Nous ne finançons pas correctement les soins palliatifs. Je crains que certaines personnes prennent la décision de recourir à l’aide à mourir parce qu’elles n’ont pas accès aux soins palliatifs appropriés ou au soutien social nécessaire."

Sarah Mullally a également souligné l'impact des inégalités sociales sur la santé, en particulier sur les personnes les plus exposées aux maladies graves comme le cancer, souvent diagnostiqué tardivement, ce qui accroît le risque de mortalité. De plus, elle a expliqué que le regard et le jugement des autres peuvent pousser des patients a privilégier l'aide à mourir plutôt que la chimiothérapie.

Enfin, la future archevêque conclut en appelant à une plus grande protection des personnes vulnérables fondée sur les valeurs chrétiennes.

"Je pense que nous devons prendre soin des plus vulnérables de notre société, nous devons adopter une vision selon laquelle chaque personne est créée à l’image de Dieu."

Sarah Mullally, la première femme nommée à la tête de l'Église anglicane d'Angleterre, prendra ses fonctions le 28 janvier.

En France, le président Emmanuel Macron a réaffirmé, lors de ses vœux pour l’année 2026, sa promesse de campagne de 2022 d'achever le travail législatif sur la fin de vie dans la dignité. Les textes relatifs aux soins palliatifs et à l’aide à mourir seront examinés au Sénat à partir du 20 janvier, puis transmis à l'Assemblée.

Elormise Pierre

Crédit Image : Shutterstock / Gianfranco Vivi

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