Une douzaine de dirigeants évangéliques ukrainiens ont reçu le "Prix de l'espoir" lors du rassemblement "Hope for Europe", en Albanie, le 8 octobre.
Du 5 au 9 octobre s'est tenue la conférence "Hope for Europe", qui a réuni 250 dirigeants évangéliques européens à Golem, en Albanie. Le 8 octobre, Connie Main Duarte et Jan Wessels, dirigeants de l'Alliance évangélique européenne, ont remis le "Prix de l'espoir" au Conseil ukrainien des Églises évangéliques protestantes.
"Lorsque le moment le plus difficile est venu, ces Églises n'ont pas fermé leurs portes", a déclaré Connie Main Duarte en remettant le prix. Au contraire, "elles les ont ouvertes".
"Les sous-sols des églises sont devenus des abris antibombes. Les bâtiments des églises sont devenus des entrepôts pour la nourriture, les médicaments et les générateurs."
Des théologiens qui forment des ministres du culte et des aumôniers militaires, ainsi que certains pasteurs dont les églises ont été endommagées par des missiles étaient notamment présents. "Beaucoup de pasteurs auraient pu partir, mais ils sont restés", a déclaré Connie Main Duarte, émue, avant d'ajouter qu'ils étaient au contraire restés "auprès de ceux qui avaient peur, des soldats et de leurs familles".
De son côté, Jan Wessels a souligné l'unité des chrétiens protestants qui, face à la souffrance engendrée par cette guerre, se sont rendu compte que "ce qui les unit en Christ est bien plus grand que ce qui les sépare".
Devant les délégués présents, le secrétaire général du Conseil ukrainien des Églises évangéliques protestantes, Igor Bandura, a témoigné de la fidélité de Dieu. "Plus de 40 000 croyants ont été baptisés depuis le début de la guerre (et) 2 000 pasteurs et diacres ont été ordonnés", s'est-il réjoui.
"La guerre n'est pas terminée, la bataille continue. Restons unis dans la prière et le soutien."
Cette cinquième édition avait pour objectif de "connecter et d'unir" les dirigeants évangéliques "dans le contexte culturel actuel en Europe". Inspirée du récit biblique de Job, elle a notamment abordé les thématiques liées à la guerre en Ukraine, aux sécheresses, aux inondations, aux tremblements de terre et aux incendies.
La violence à l'école, le suicide chez les jeunes, les problèmes de santé mentale qui touchent toutes les générations, la solitude des personnes âgées ou encore les inquiétudes des jeunes face à l'intelligence artificielle étaient également au cœur des discussions.
Mélanie Boukorras