Le lourd bilan de Nalgae aux Philippines : 98 morts et près d’un million de déplacés

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Aux Philippines, l’agence nationale des catastrophes dresse le bilan de la tempête tropicale Nalgae.

La tempête tropicale Nalgae a frappé les Philippines samedi. Le bilan humain est lourd. 98 personnes sont mortes selon le dernier rapport de l’agence nationale des catastrophes. On déplore également 69 blessés et 63 disparus. A ce jour, près d’un million de personnes ont été déplacées. Des maisons et de nombreuses infrastructures, ponts, routes, aéroports et ports, sont endommagées.

Nalgae a d’abord frappé l’île principale de l’archipel, Luzon, avant de s’abattre sur l’île de Catanduanes. Les fortes pluies qui ont précédé la tempête tropicale ont inondé les zones rurales de l’île de Mindanao, qui a connu le plus grand nombre de victimes, et ont provoqué des glissements de terrain.

Les dommages faits à l’agriculture sont importants. L’agence nationale des catastrophes parle de plus de 16 000 hectares de cultures détruites et près de 25 000 agriculteurs et pêcheurs touchés. Le coût estimé des dommages à l’agriculture est de 435 464 774,16 pesos philippins, soit plus de 7,5 millions d’euros.

Près de 160 villes et municipalités se sont déclarées en état de calamité. Le président Ferdinand Marcos Jr. a quant à lui rejeté une proposition visant à déclarer un état de calamité national d’un an. S’exprimant aujourd’hui à ce sujet, il a déclaré lors d’une visite dans la ville de Noveleta, au sud de Manille :

« Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Je suis arrivé à cette conclusion… en consultation avec le DENR (ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles). Ils ont dit que les dommages étaient très localisés. »

Alors que plus de 20 tempêtes ont frappé les Philippines en 2022, l’UNICEF s’inquiète de la situation des enfants sur place. Oyunsaikhan Dendevnorov, représentant de l’organisation, déplore le fait que « les communautés aux Philippines ne sont tout simplement pas assez sûres ».

« Les droits des enfants sont menacés à chaque typhon qui inonde leurs communautés. Les enfants sont les moins responsables des phénomènes météorologiques extrêmes, et pourtant ce sont eux qui sont déplacés, en détresse mentale et coupés des écoles et des hôpitaux. Les communautés aux Philippines ne sont tout simplement pas assez sûres. »

M.C.


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