Dans un article publié le 22 mars par nos confrères du Times, le prince William s’est confié sur son rapport à la foi chrétienne. Celui qui deviendra un jour le chef de l’Église anglicane, en accédant au trône, souhaite établir "un lien fort et significatif avec l’Église et ses dirigeants".
Dans un entretien exclusif publié par The Times le 22 mars, le futur monarque d’Angleterre, le prince William, a évoqué sa foi chrétienne. Peu enclin à se rendre à l’église en public, contrairement au roi Charles III et à la reine Élisabeth II, le mystère entourait sa pratique religieuse.
Baptisé à l’âge de six semaines et confirmé à l’âge de quatorze ans, le futur chef de l’Église anglicane, lors de sa prochaine accession au trône, souhaite désormais se préparer à ce rôle. Il deviendra notamment le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, portant le titre de défenseur de la foi. Dans le cadre de ses fonctions, il devra approuver la nomination des archevêques, des évêques et des doyens, sur recommandation du Premier ministre.
Selon un conseiller royal de William, le prince souhaite dès à présent "tisser des liens solides et profonds avec l’Église et ses dirigeants, des liens respectueux de la tradition".
"Ceux qui le connaissent bien savent que son attachement à l’Église, et au sens du devoir qui en découle, est profond et puise sa source dans une conviction personnelle et sincère. La foi, le service et la responsabilité sont des thèmes qui ont depuis longtemps façonné le rôle dont il héritera un jour, et il les aborde avec une grande réflexion."
Le 25 mars, la nouvelle archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, sera intronisée, après être entrée en fonction le 28 janvier dernier. À cette occasion, une cérémonie se tiendra réunissant environ 2 000 personnes, parmi lesquelles des membres de la famille royale, du gouvernement, du clergé et des laïcs des diocèses de Canterbury et de Londres.
Le prince William, accompagné de son épouse Kate, seront également présents. "Cette semaine est l’occasion de clarifier sa position", a déclaré une source "proche" du prince.
"Lorsqu’il entrera dans la cathédrale de Canterbury, ce sera un moment décisif au cours duquel il affirmera clairement ses convictions, et il est essentiel que la question de son engagement envers l’Église soit clarifiée."
Il y a un mois, le prince de Galles et Sarah Mullally s’étaient déjà rencontrées au palais de Lambeth. Ensemble, ils avaient discuté du travail de l’Église et de la Fondation royale, ainsi que de leur engagement communautaire.
Mélanie Boukorras