Le préfet de la Moselle a rétropédalé le 31 mars, préférant "reconduire, pour cette année, la fermeture des commerces" le Vendredi saint, jour férié dans le département, après qu'un arrêté autorisant leur ouverture a suscité de vives réactions ces derniers jours.
L'évêque de Metz avait notamment exprimé le 28 mars sa "surprise" puis sa désapprobation face à l'autorisation donnée par arrêté préfectoral du 23 mars aux commerces d'ouvrir pour le vendredi précédant Pâques (le 3 avril cette année), férié en Alsace et en Moselle, en vertu du droit local.
"Cet arrêté déroge à ce qui est considéré, depuis de nombreuses années, comme une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale, avait estimé Mgr Philippe Ballot, s'inquiétant que cela puisse créer "un précédent".
Plusieurs syndicats ont par ailleurs attaqué l'arrêté en justice.
"Sans préjuger de la décision du tribunal administratif de Strasbourg", le préfet a dit le 31 mars dans un communiqué être "attentif aux réactions que cette décision a suscitées, tant au sein des communautés chrétiennes qu'auprès des commerçants, qui font part des difficultés concrètes rencontrées pour organiser l'ouverture de leurs établissements dans un délai contraint".
Il a donc finalement décidé de "reconduire, pour cette année, la fermeture des commerces de détail dans l'ensemble du département" et engagera "dans les mois à venir" un "dialogue" avec toutes les parties prenantes pour "envisager, de manière apaisée et collective, les conditions de sa mise en œuvre à l'horizon 2027".
Le préfet a toutefois rappelé que "cette décision n'avait pour objet ni la remise en cause du droit local (...) ni le caractère férié du Vendredi saint, auquel les Mosellans sont profondément attachés".
La Rédaction avec (AFP)