Liban : des milliers de personnes rassemblées pour les funérailles du prêtre Pierre el-Raï

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Les funérailles du père Pierre El Raï, tué dans un bombardement israélien dans le Sud-Liban, se sont tenues le 11 mars. Sur place, des milliers de personnes se sont rassemblées pour honorer sa mémoire malgré les bruits incessants des bombardements.

En larmes et scandant des "Samidoun" ("Nous résistons"), des milliers de chrétiens, selon SOS Chrétiens d'Orient, se sont rassemblés à la messe d’adieu en l’honneur du père Pierre El Raï, tué dans un bombardement à Qlayaa au Sud-Liban le 9 mars.

Après avoir entendu une explosion à l’extérieur du village, il s'était rendu sur place accompagné de plusieurs hommes afin de porter secours aux potentielles victimes. C'est alors qu'un second tir a ciblé cette maison. Gravement blessé à la jambe, le religieux de cinquante ans n'a pas survécu. Selon Tsahal, des membres du Hezbollah s’étaient introduits dans le village.

Malgré les ordres d’évacuation de l’armée israélienne, le religieux avait décidé, comme plusieurs, de ne pas partir. Un acte de courage salué par plusieurs personnes présentes aux hommages. "Comme l’a dit abouna (le père Pierre Raï, NDLR) : Nous resterons, nous resterons, nous resterons", a déclaré Jenny, une adolescente de 19 ans, à nos confrères de l'Orient Le Jour.

"Quoi qu'il arrive, je ne partirai pas d'ici."

"Le père Pierre était un véritable berger, qui est toujours resté aux côtés de son peuple avec l’amour et le sacrifice de Jésus, le Bon Pasteur", a déclaré de son côté le pape Léon XIV.

"Que le Seigneur fasse que le sang qu’il a versé, a prié le pape Léon, soit une semence de paix pour le Liban bien-aimé."

Cet enterrement a eu lieu peu après l’arrivée d’un camion de vivres, acheminé par l’organisation l’Œuvre d’Orient, afin de soutenir la population pendant environ un mois.

Selon le ministère de la Santé, 634 libanais ont été tués, dont 47 enfants. Le nombre total de déplacés enregistrés auprès des autorités s'élève à 816 000. Le 10 mars, les derniers habitants d'un village chrétien frontalier avec Israël dans le sud du pays ont notamment été évacués par les Casques bleus en raison du danger.

Mélanie Boukorras

Crédit image : X, Sachinettiyil

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