Menaces et persécutions : les chrétiens ciblés par le gouvernement nicaraguayen

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Le gouvernement du Nicaragua a annoncé l'interdiction des ordinations de nouveaux prêtres et diacres catholiques dans plusieurs diocèses, au début du mois de mars. Une mesure visant à restreindre l'influence des institutions chrétiennes du pays.

Début mars, le régime de Daniel Ortega et de son épouse Rosario Murillo, a interdit les ordinations de prêtres et de diacres dans les diocèses de Jinotega, Siuna, Matagalpa et Estelí au Nicaragua.

Dans ces régions, les religieux sont soumis à une forte pression gouvernementale, alors que nombre d'entre eux se sont déjà exilé en raison du conflit politique et idéologique profond entre l’Église catholique et le régime, rapporte Christian Daily International.

Avant l'interdiction, au moins sept candidats au sacerdoce, qui avaient terminé leurs études, devaient être ordonnés avec d’autres déjà formés en 2024, à Siuna. Cette restriction administrative et policière accentue les pressions envers l'Église catholique du pays.

Les dirigeants d'Église traditionnelle et de ministères indépendants ont également été soumis à une surveillance, à des menaces et à la fermeture forcée de leurs radios et chaînes de télévision chrétiennes.

Mais cette persécution s’étend également dans toute la sphère chrétienne. Ces dernières années, le ministère de l’Intérieur du Nicaragua a révoqué le statut légal de plus de 1 500 organisations à but non lucratif, dont la majorité étaient des Églises et missions évangéliques. Il a confisqué leurs biens et propriétés au profit de l’État pour des raisons "d'irrégularités administratives".

Selon le rapport "La foi sous les coups de feu", publié par l’ONG nicaraguayenne Colectivo Nicaragua Nunca Más, le gouvernement de Daniel Ortega, "considère les institutions religieuses comme des menaces directes pour son pouvoir", depuis 2018. 

"En refusant de prendre parti pour le gouvernement et en se tenant aux côtés de la population civile, l’Église a provoqué l’hostilité du régime."

Ainsi, plus de 260 personnalités religieuses ont été expulsées du Nicaragua entre 2018 et 2025.

Ceux qui expriment leur opposition aux mesures dictatoriales du gouvernement sont susceptibles d’être confrontés à l’hostilité, au harcèlement, à la censure, aux menaces, aux détentions et à la violence physique, indique l’ONG Porte Ouvertes.

Elormise Pierre

Crédit Image : ShutterStock / hyotographics

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