Missiles iraniens : impact dans la Vieille ville de Jérusalem, près des lieux saints

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Un projectile, débris de missile ou d'intercepteur, s'est abattu le 20 mars à l'intérieur du quartier juif de la Vieille ville de Jérusalem, près de sa muraille mais aussi des lieux saints, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Peu après une alerte aux missiles iraniens, deux très fortes explosions ont secoué le ciel de Jérusalem, suivies d'un lourd impact au sol.

Juste à l'intérieur des murailles ottomanes, le projectile s'est abattu dans le quartier juif, à quelques centaines de mètres à peine de l'esplanade des mosquées et de la mosquée d'Al-Aqsa - troisième lieu saint de l'islam -, ainsi que du Kotel (mur des Lamentations) - lieu le plus sacré où les juifs sont autorisés à prier - et de la basilique chrétienne du Saint-Sépulcre.

Le site a rapidement été bouclé par des membres des forces de sécurité. 

À quelques mètres, des juifs orthodoxes, chapeaux noirs sur la tête et costumes impeccablement ajustés à l'approche du repos hebdomadaire de shabbat, observent la scène et cherchent à apercevoir le point d'impact.

Des images de l'AFP montrent une route éventrée et jonchée de débris, ainsi qu'une brèche dans un mur surplombant un terrain de football, à proximité d'un hôtel.

"On a entendu un énorme +boum+ et des débris ont été projetés sur une quinzaine de mètres", raconte à l'AFP Schimon Elkayam, 44 ans, tenant des fragments de pierres dans ses mains et se disant inquiet que les communautés juive, chrétienne et musulmane soient désormais toutes visées.

"Ce que vous voyez ici est le résultat de tirs de missiles iraniens", a dénoncé l'armée dans un communiqué publié sur X.

"Le régime iranien prouve une fois de plus qu'il tire de manière indiscriminée - que ce soit sur des zones civiles ou des sites sacrés - avec pour intention de détruire l'État d'Israël", a accusé l'armée.

"Folie du régime iranien"

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a dénoncé sur X "le +cadeau+ iranien pour l'Aïd al-Fitr : des missiles sur Al-Aqsa", en référence à la fête du Fitr marquant la fin du ramadan, célébrée vendredi.

"L'attaque iranienne contre les Lieux saints sacrés pour les trois religions révèle la folie du régime iranien, qui prétend être religieux", a-t-il fustigé.

Selon le commandant de police du district de Jérusalem, Avshalom Peled, "c'est la troisième fois (...) que des engins contenant une grande quantité d'explosifs tombent dans la ville de Jérusalem, à proximité de la Vieille Ville et des lieux saints".

Depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, la République islamique riposte par des tirs de missiles quotidiens sur Israël, qui ont fait quinze morts à ce jour en Israël, et 4 femmes tuées en Cisjordanie occupée.

"On a entendu une énorme explosion, on a cru que la maison avait explosé, on était terrifiés", raconte une femme du voisinage, Devorah Abramson, 48 ans.

Les alertes aux tirs de missiles iraniens se sont succédé à un rythme soutenu toute la journée de vendredi, en particulier sur le centre d'Israël, la région de Tel-Aviv et celle de Jérusalem.

Le Commandement du front intérieur (la Défense passive israélienne chargée de la protection des civils en situation d'urgence) a fait état de 350 alertes à travers le territoire en 24 heures.

Au moins deux personnes ont été blessées près de Tel-Aviv, selon les services de secours.

Les médias ont diffusé les images d'une habitation en flammes en banlieue sud de Tel-Aviv ou encore une scène spectaculaire d'un schrapnel s'abattant sur une autoroute, quelques mètres devant une voiture en train de rouler.

La Rédaction (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / Bill Perry

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