Neuf enfants ont été libérés une semaine après leur enlèvement par des hommes armés dans une église de l’Etat de Benue, dans le centre du Nigeria, ont annoncé les autorités locales, le 14 février.
L’attaque avait eu lieu le 8 février dernier lors d’une veillée nocturne à l'église catholique Saint-John dans la zone de gouvernement local d'Ado.
"Les enfants secourus, dont six filles et trois garçons, reçoivent actuellement des soins et un accompagnement", a indiqué Solomon Iorpev, conseiller technique du gouverneur de l’État de Benue, lors d'un communiqué le 14 février.
"Le gouverneur, qui a accueilli la nouvelle du sauvetage avec une grande satisfaction, a salué la collaboration efficace entre les forces de sécurité conventionnelles et les groupes locaux de vigilance, qui a permis le retour sain et sauf des victimes", a-t-il ajouté.
Les circonstances de leur libération n'ont pas été dévoilées. Le paiement de rançons est illégal dans le pays, mais le gouvernement est soupçonné d'y avoir régulièrement recours. Contactée par l’AFP, la police n’a pas répondu pour le moment.
L’État de Benue se trouve dans une région régulièrement confrontée à des tensions entre agriculteurs et éleveurs à propos des terres et des ressources naturelles, ainsi qu’à des enlèvements contre rançon perpétrés par des groupes armés locaux, connus sous le nom de "bandits".
Une série d'enlèvements de masse fin 2025 a attiré l'attention sur la situation sécuritaire alarmante du pays, suscitant notamment l'ire des États-Unis, qui ont mené des frappes aériennes surprises en coordination avec les autorités nigérianes le jour de Noël dans l’État de Sokoto (nord), ciblant des jihadistes.
Le président américain Donald Trump a dénoncé une "persécution" des chrétiens au Nigeria. Ces accusations américaines sont fermement rejetées par le gouvernement nigérian et la plupart des experts.
Face à la recrudescence des enlèvements dans le pays le plus peuplé d’Afrique, le président nigérian Bola Tinubu a déclaré l'état d'urgence fin novembre et lancé le recrutement de militaires et de policiers pour lutter contre l'insécurité, ce qui n'a pas empêché les kidnappings de se poursuivre.
La Rédaction avec (AFP)