L’archevêque de Canterbéry et les responsables de l’Église de Jérusalem ont appelé à soutenir ceux qui souffrent des conflits à travers le monde pendant la période de Pâques. Ils ont rappelé que le message de l’Évangile est une réalité vivante qui inspire les chrétiens.
À l'occasion des célébrations de Pâques, l’archevêque de Canterbéry et les responsables de l’Église de Jérusalem ont exprimé leur soutien à toutes les personnes touchées par la guerre, rapporte Christian Today.
Dans une déclaration, l’archevêque Sarah Mullally a souligné que le message de l’Évangile n’est pas un espoir théorique, mais une "réalité vivante" capable d’apporter force et réconfort à toute l’humanité "au milieu de la guerre et de la violence au Moyen-Orient, en Ukraine, au Soudan et dans tant d’autres zones de conflit et aux Églises de Terre Sainte".
L'archevêque a insisté sur l'importance pour les chrétiens à la fois de faire mémoire et de venir en aide aux plus vulnérables dans le monde.
"Nous nous souvenons de tous ceux qui sont déplacés, opprimés ou oubliés, et nous renouvelons notre appel, en tant que chrétiens, à nous tenir aux côtés des marginalisés et à servir ceux qui sont dans le plus grand besoin."
Elle a expliqué que Jésus partage pleinement la souffrance humaine et que même dans les moments les plus sombres, cette célébration montre que l’amour de Dieu agit pour apporter la vie et l’espérance.
L’évêque du diocèse de Chypre et du Golfe, Sean Semple, a rappelé que cette année, Pâques se célébrait à l’ombre de la guerre, un conflit qui touche les habitants, fragilise les moyens de subsistance, perturbe les alliances et impacte la Création.
Il a ajouté que l’annulation des célébrations traditionnelles à Jérusalem et la fermeture du Saint-Sépulcre représentent "des blessures spirituelles infligées aux chrétiens de la Terre Sainte et à tous les pèlerins".
Un sentiment que les patriarches de Jérusalem ont partagé, ils ont déploré la récente recrudescence des hostilités au Moyen-Orient, la qualifiant de "cycle implacable de mort, de destruction et de souffrances effroyables qui se répercute désormais à travers le monde, aggravant les difficultés économiques".
Cependant, ils ont également rappelé aux fidèles que la leçon centrale de cette fête est que même la mort n’est pas une fin car "le Christ est ressuscité victorieux du tombeau, brisant les liens du péché et de la mort".
Les patriarches ont appelé tous les chrétiens à prier pour le soulagement de ceux qui souffrent des conséquences de la guerre, où qu’ils se trouvent, tandis que l’archevêque Mullally a exhorté les croyants à continuer de manifester l’amour du Christ dans leur vie quotidienne.
"Dans la prière, l’amitié, l’hospitalité, le témoignage partagé… ces petits actes fidèles sont les semences d’une moisson plus grande, des signes de l’unité plus profonde que nous partageons déjà."
Elormise Pierre