En République démocratique du Congo, les chrétiens vivent sous la menace constante des groupes terroristes. Cette situation révèle l’incapacité du pays à protéger ses citoyens et souligne la fragilité persistante de ses institutions.
Depuis 2024, le gouvernement de la République démocratique du Congo fait face à un cycle persistant de violences dans l’est du pays, perpétrées par deux groupes terroristes. Il s'agit des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique et du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, qui est motivés par une rivalité ethnique et tribale ancienne. Ils sont ainsi responsables de la mort de centaines de personnes rien qu’en 2025.
Cette même année, le Parlement européen avait dénoncé une "grave violation des droits humains" demandant une intervention internationale.
"Les attaques systématiques contre les communautés chrétiennes dans la région par des groupes armés tels que l’ADF et des groupes alliés au M23 constituent une grave violation des droits humains qui nécessite une attention internationale immédiate."
Dans ce pays à majorité chrétienne, l’ADF tente d'imposer la charia dans les zones qu’elle contrôle et affirme avoir tué 700 chrétiens depuis Noël 2024.
En raison de cette violence presque constante, des millions de chrétiens ont été déplacés et contraints de vivre dans des camps de réfugiés précaires à l’intérieur du pays. Ces abris sont toutefois ciblés par des groupes de milices et manquent souvent de ressources essentielles comme des installations sanitaires adéquates et de la nourriture.
Les autorités de la RDC poursuivent leurs efforts pour reprendre le contrôle mais de nombreux experts considèrent le pays comme "un État défaillant". Ce constat s’explique par leur incapacité à protéger les droits humains fondamentaux de ses citoyens et à assurer leur sécurité face à la violence.
Selon l'ONG Portes Ouvertes, dans les zones où les ADF sont actives, les chrétiens sont en permanence menacés. Les hommes sont attaqués ou tués, les femmes subissent des violences sexuelles, tandis que les enfants sont enlevés dans les écoles.
Elormise Pierre