Chaque mois, l’ONG de défense des chrétiens persécutés, Portes Ouvertes, met en lumière une cause liée à la persécution des chrétiens. En mars, elle appelle à soutenir les femmes qui choisissent de suivre le Christ malgré les dangers.
Dans les pays où les chrétiens sont persécutés, être une femme multiplie les risques. En effet, il existe des violences particulières perpétrées à l’encontre des femmes qui décident de se convertir.
En ce mois de mars, marqué par la journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars dernier, l’ONG de défense des chrétiens persécutés, Portes Ouvertes, consacre son action à ces croyantes.
Être une femme dans certains pays du monde expose à différents risques, détaillés par l’ONG. Parmi eux : le mariage forcé, l’une des tactiques de persécutions les plus courantes, l’enlèvement, la violence sexuelle, qui a pour objectif d’intimider les autres chrétiens, ainsi que la violence physique et psychologique.
Différents projets menés par l’organisation apportent à ces femmes du réconfort et un soutien essentiel. Il s’agit de formations professionnelles, de cours d’alphabétisation, de distribution de denrées essentielles ou encore de formations bibliques et d’accompagnement post-traumatique.
Liberté religieuse et droits des femmes
Dans un communiqué de presse publié le 5 mars, Portes Ouvertes détaille la situation des chrétiennes dans plusieurs pays du monde. En Afghanistan par exemple, les femmes n’ont pas accès à l’éducation, ni au monde professionnel et encore moins à la vie publique. De plus en plus, elles sont effacées de la société.
La situation des femmes chrétiennes est encore plus critique. "Être secrètement chrétienne en Afghanistan, c’est marcher sur le fil du rasoir", témoigne une afghane.
En Érythrée, en Iran ou encore au Nigeria, les femmes qui croient en Jésus sont également ciblées et cette liste n’est pas exhaustive. "Protéger la liberté religieuse, c’est aussi protéger les droits des femmes", indique l’ONG.
Portes Ouvertes souhaite venir en aide à 2 400 femmes de 11 pays différents. Pour cela, elle lance un appel aux dons
Mélanie Boukorras