Dans un communiqué publié le 17 janvier, des patriarches et des chefs d'églises de Jérusalem ont alerté sur les ingérences politiques et idéologiques extérieures qui menacent la prospérité des fidèles en Terre Sainte.
En raison des politiques et des idéologies israéliennes, les chrétiens palestiniens ont été touchés par l’expansion des colonies, réduisant ainsi leurs espaces et leurs droits en Terre Sainte. Il s’agit notamment de la confiscation de leurs terres et des pressions exercées sur les propriétés appartenant aux Églises, indique Christian Today dans un article publié le 21 janvier.
C’est dans ce contexte préoccupant que des patriarches et des chefs d'églises de Jérusalem ont averti dans un communiqué le 17 janvier que ces ingérences extérieures peuvent compromettre l’unité et la survie du christianisme sur le territoire. Ils affirment que des individus locaux mettent en avant des "idéologies néfastes telles que le sionisme chrétien, qui induisent le public en erreur, sèment la confusion et portent atteinte à l’unité".
Un rapport publié en 2025, par le Conseil des patriarches et des chefs des Églises de Jérusalem, avait déjà mis en lumière des "menaces pesant sur le patrimoine chrétien en particulier à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza ainsi que des questions de taxation injustifiée, sources de préoccupations persistantes menaçant l’existence même de la communauté et des Églises". Le dossier a souligné la nécéssité d’une protection de la communauté chrétienne et des lieux de culte dans tout le territoire palestinien.
Parrallèllement, des groupes ecclésiaux ont condamné les restrictions israéliennes empêchant des enseignants du territoire palestinien d’accéder aux écoles chrétiennes de Jérusalem-Est. Le comité a dénoncé ces mesures comme une punition collective, reflètant "une politique de discrimination raciale interdite par le droit international".
Selon eux, le ciblage des écoles chrétiennes s’inscrit dans une politique plus large visant à saper l’éducation palestinienne et à éroder la présence chrétienne du peuple à Jérusalem.
Face à ces accusations, les responsables israéliens ont justifié l’expansion des colonies et les restrictions de mouvement en Cisjordanie par des impératifs de sécurité, et non comme une ingérence religieuse ou idéologique.
L’intervention des dirigeants chrétiens de Jérusalem souligne l’inquiétude croissante des fidèles palestiniens quant à la survie de leur communauté, de leur système éducatif et de leur patrimoine, face aux pressions politiques et idéologiques persistantes dans la région.
Elormise Pierre