Le 3 janvier, le président vénézuélien Nicolás Maduro a été capturé par l’armée américaine lors d’une opération militaire à Caracas. Plusieurs personnalités évangéliques ont exprimé leur soutien à Donald Trump qui a mené cette action. "(Il) a suscité l'espoir de millions de personnes opprimées partout dans le monde", a déclaré le pasteur évangélique Michael Youssef.
Un président enlevé dans son propre pays. Le 3 janvier, l’armée américaine s’est rendue dans la capitale vénézuélienne Caracas afin d’enlever le président Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores.
Selon l’organisation des Nations Unies, cette intervention américaine constitue "un dangereux précédent". Le secrétaire général de l’organisation, António Guterres s’est dit "profondément alarmé" indiquant que les règles du droit international n’ont pas été respectées. En effet, l’article 2 de la Charte des Nations Unies stipule que les États membres, dont les États-Unis, doivent s’abstenir de la "menace ou de l’emploi de la force" contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout autre État.
Les ambitions des États-Unis envers les réserves pétrolières du Venezuela, qui dispose des plus grandes au monde devant l’Arabie saoudite et l’Iran, ont également été rappelées et dénoncées par plusieurs.
Actuellement en détention à Brooklyn, le président de soixante-trois ans doit être présenté ce lundi midi à un tribunal de New York. Il devra répondre de plusieurs chefs d’accusation dont celui de "narcoterrorisme" et "d'importation de cocaïne". Il est accusé par Washington d’apporter une protection et un soutien logistique aux cartels du pays, leur ayant permis de faire transiter jusqu’à 250 tonnes de cocaïne en 2020.
"Nous avons un président qui ne se contente pas de parler, mais qui agit !"
Dans plusieurs pays, des manifestations se sont tenues par la diaspora notamment au Chili, en Colombie, au Pérou ou encore aux États-Unis afin de remercier le président américain et de célébrer dans la joie la fin du régime de Maduro. Pour de nombreux civils, cet enlèvement signifie le début d'une vie meilleure.
En effet, au Venezuela, le coût de la vie, les conséquences de la crise du COVID-19 et le taux élevé du chômage ont fragilisé les populations qui se sont retrouvées sans ressources. Ainsi, plus de 7,7 millions de personnes ont quitté le pays "en quête de protection et d’une vie meilleure", a indiqué le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Il s’agit d’une des plus graves crises migratoires actuelles.
Des détentions arbitraires, des procès inéquitables, des répressions lors de manifestations, ou encore des actes de torture ont également été dénoncés dans le rapport d’Amnesty International 2024/2025.
Dans le pays, des églises ont été attaquées et les responsables qui ont dénoncé les mesures répressives du gouvernement ont été persécutés, a indiqué l'ONG de défense des chrétiens Portes Ouvertes. Récemment, le président Maduro avait avancé par décret au 1er octobre le début des fêtes de Noël, une pratique habituelle chez lui.
De leur côté, plusieurs responsables évangéliques américains ont également félicité le président Donald Trump pour son action qui a "suscité l'espoir chez des millions de personnes opprimées à travers le monde", a indiqué sur X le pasteur évangélique de l'Église des Apôtres à Atlanta, en Géorgie, Michael Youssef. Ainsi, le pasteur principal de l'église baptiste de Prestonwood à Plano, au Texas, Jack Graham, a déclaré que les membres de son église d’origine vénézuélienne se sont réjouis de la chute de cette "dictature cruelle", ouvrant "la porte à la liberté pour leurs amis et leurs familles".
"Croyez-le ou non, nous avons un président qui ne se contente pas de parler, mais qui agit !" a écrit sur X Franklin Graham. "Je suis certain que le peuple vénézuélien pousse un immense soupir de soulagement : ce dictateur maléfique, Nicolás Maduro, est parti", a-t-il ajouté.
Le 4 janvier, Donald Trump a annoncé devant des journalistes à bord d’Air Force One qu’il ne s’arrêterait pas au Venezuela estimant que "Cuba est prêt à tomber" et indiquant que les États-Unis s’"occuperont" du Groenland "dans vingt jours".
Mélanie Boukorras