Au Burkina Faso, une paroisse accueille les déplacés internes qui fuient les attaques

« Au début, tous les chrétiens ont quitté leur place et nous les avons accueillis dans la paroisse. Plus tard, les musulmans ont également afflué dans cette région. La paroisse a accueilli tout le monde sur notre terrain de 9 hectares et en deux mois, nous avons accueilli plus de 36 000 personnes. »

En dix jours, une série d’attaques ont causé la mort de 45 personnes et ont forcé plus de 17 500 autres à quitter leurs foyers au Burkina Faso. Ces violences ont eu lieu dans trois régions du pays, l’est, le nord et la région du Sahel.

Boris Cheshirkov, porte-parole de l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), s’est exprimé à ce sujet vendredi dans une conférence de presse qui s’est tenue à Genève. Il fait part de la solidarité du HCR « envers les autorités burkinabés et les personnes victimes des violences ».

« Lors d’une série d’attaques menées dans trois régions distinctes, des hommes armés ont réduit des maisons en cendres et abattu des civils. Les assaillants ont également détruit des centres de santé, et endommagé des habitations et des commerces. »

Il l’affirme, tous les déplacés internes « ont d’urgence besoin de nourriture, d’abris, d’eau potable et de soins de santé ».

Bertrand Sawadogo est prêtre dans le diocèse de Ouahigouya. Selon le HCR, 10 200 personnes viennent de se réfugier dans cette ville au nord du Burkina Faso. Le prêtre explique à l’Agence Fides que la paroisse de Bourzanga accueille des déplacés internes depuis 2015.

« Au début, tous les chrétiens ont quitté leur place et nous les avons accueillis dans la paroisse. Plus tard, les musulmans ont également afflué dans cette région. La paroisse a accueilli tout le monde sur notre terrain de 9 hectares et en deux mois, nous avons accueilli plus de 36 000 personnes. »

Selon lui, « la situation des personnes déplacées dans la paroisse de Bourzanga est d’une urgence absolue ».

« Nous avons accueilli les personnes dans les chambres disponibles, dans les centres d’accueil, dans les gîtes que les religieuses avaient laissés et aussi en plein air, parfois sous les arbres. Je suis allé à la mairie pour demander des écoles, des collèges et des espaces publics pour accueillir les gens. Parmi les réfugiés, beaucoup sont venus sans le strict minimum. Ainsi, avec l’aide d’OCADES [organisation catholique pour le développement et la solidarité, NDLR], nous avons obtenu une aide alimentaire. Puis d’autres ONG sont arrivées, telles que la ‘Catholic Relief Service’ et ‘Missio Munich’, qui nous ont également aidés avec l’aide humanitaire. »

Selon Boris Chershirkov, « les violences au Burkina Faso ont déjà forcé plus de 1,14 million de personnes à fuir leurs foyers en quête de sécurité depuis un peu plus de deux ans ».

M.C.

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