Au Chili, un évêque appelle à la fraternité pour la « paix sociale » après de nouvelles vagues de violence

« Ces jours-ci, notre région, déjà profondément touchée par la pandémie, la pauvreté et le manque de possibilités, la polarisation, l’absence de maintien des promesses faites au peuple Mapuche et par le sentiment d’abandon de la part de l’Etat, a été bouleversée par de nouveaux actes de violence très graves qui font l’objet d’une enquête. »

Dans une déclaration du 9 janvier 2021 transmise à l’Agence Fides, Héctor Vargas, évêque de Temuco au Chili s’est exprimé sur des actes de violences perpétrés à l’encontre du peuple Mapuche, dans une région déjà très touchée par la pauvreté et la pandémie de la Covid-19.

« Ces jours-ci, notre région, déjà profondément touchée par la pandémie, la pauvreté et le manque de possibilités, la polarisation, l’absence de maintien des promesses faites au peuple Mapuche et par le sentiment d’abandon de la part de l’Etat, a été bouleversée par de nouveaux actes de violence très graves qui font l’objet d’une enquête. »

L’évêque rapporte que ces violences touchent toute la population dont les droits sont violés « sans discrimination perpétrées indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur race ou de leur condition sociale » rendant la coexistence sociale extrêmement difficile.

« Cela sera toujours la base d’une grande violence qui ne peut que porter à des maux nouveaux et graves. L’histoire enseigne que la violence ne constituera jamais le meilleur chemin en vue d’une authentique transformation, de la justice due et d’une saine coexistence sociale, encore moins si elle est irrationnelle, sans discrimination et s’exerce à l’égard d’innocents. »

Héctor Vargas revient sur l’origine de cette situation qui est liée à « de profondes injustices et des conflits politiques, idéologiques, sociaux et économiques de longue date que ni la société ni les institutions démocratiques n’ont su évaluer et résoudre ».

Il évoque ensuite le pape François, comme lui « fermement » convaincu que « seule la fraternité génère la paix sociale parce qu’elle crée un équilibre entre liberté et justice, entre responsabilité personnelle et solidarité, entre le bien des personnes et le bien commun. »

Citant le pontife argentin qui proclame que « la vie est l’art d’une culture de la rencontre », l’évêque ajoute qu’il s’agit « de construire la société selon une autre logique ». Il met l’emphase sur les « grands principes des droits qui dérivent de la possession d’une dignité humaine inaliénable ».

D’après Héctor Vargas, c’est seulement en appliquant ces principes de fraternité et de dignité humaine qu’il sera possible de « relever le défi consistant à rêver et à penser une autre politique, une autre humanité et une autre Araucanie ».

C.P

 

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