Au sein des camps de réfugiés, une organisation ouvre des tentes pour apporter l’éducation aux enfants syriens

Au sein des camps de réfugiés, une organisation ouvre des tentes pour apporter l’éducation à ces enfants qui ont fui la guerre.

Khaled et ses copains ont plein de rêves du haut de leurs 9 ans. L’un veut être docteur pour aider les gens malades, l’autre dentiste pour fixer les dents de tout le monde, un dernier souhaite devenir pilote pour voyager de pays en pays. Des rêves pour le moins classiques. Mais Khaled et ses copains sont des réfugiés syriens. Ils ont vécu la guerre, l’exil et les conditions de vie précaires. Peuvent-ils encore rêver à une réalité illusoire ?

Les chiffres des rapports internationaux semblent dire le contraire.  40% des réfugiés syriens en âge d’être scolarisés ne le sont pas. Pour aller dans une des écoles publiques des pays qui les accueillent, que ce soit la Turquie, le Liban ou la Jordanie, les enfants syriens devraient marcher des kilomètres ou payer les transports en commun. S’ajoutent la barrière de la langue et les difficultés d’inscription. Or les familles de réfugiés ont tout perdu, comme le raconte une mère :

« C’était soudain. Nous n’étions pas préparés. On nous a forcés, des gens sont venus chez nous et nous ont dit ‘Maintenant, vous devez partir !’ On n’avait pas le choix. On a tout laissé derrière nous. »

Une organisation a décidé de répondre à ce besoin urgent : apporter l’éducation dans les camps de réfugiés. Une enseignante de Tent School International raconte l’arrivée des élèves, leur timidité, leur mutisme et l’absence de sourire. Mais elle voit rapidement l’évolution de ces petits à qui elle répète sans cesse :

« Quand tu vas rentrer à la maison, ne t’arrête pas, continue, parce qu’un jour tu seras quelque chose. »

Tent School International souhaite « partager l’amour de Christ avec les enfants réfugiés en leur apportant un environnement sûr d’apprentissage plein de compassion ». Les mères en sont reconnaissantes.

« L’éducation de mes enfants signifie beaucoup pour moi. Nous avons tout perdu en Syrie et je ne voulais pas que mes enfants perdent aussi l’éducation. Je suis heureuse qu’il y ait cette école et de la manière dont vous respectez les enfants et dont vous les traitez. »

Rawan Haddad appartient à cette organisation :

« Nous voulons être sûrs que cette génération sera guérie. S’ils retournent un jour dans leur pays, nous voulons avoir la certitude qu’ils reviendront avec des graines d’espoir pour planter un avenir meilleur pour leur pays, un espoir qui découle de l’éducation qu’ils ont reçue dans les camps et de la connaissance de Jésus, qui se soucie tellement pour eux. »

Cette graine d’espoir semble s’être plantée dans le coeur du petit syrien qui veut devenir docteur :

« J’aime l’école. Je l’apprécie. Il y a 2 jours, ils ont fêté mon anniversaire. On m’enseigne les mathématiques et des choses intéressantes. J’apprends à être honnête et à ne pas mentir. Et ça m’aide parce que je n’ai pas peur d’admettre que j’ai tort. »

La rédaction

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