Australie : Un chrétien arrêté par la police pour avoir refusé de se taire alors qu’il prêchait dans la rue

C’est dans la ville de Surfers Paradise dans l’état du Queensland,  qu’un prédicateur de rue accompagné d’un groupe d’évangélisation, a été arrêté il y a quelques semaines.

Le groupe représentant une association légale avait pourtant demandé une autorisation pour se réunir et prêcher pacifiquement dans la ville en vertu de la Loi sur l’Assemblée Pacifique de l’État. L’autorisation avait été accordée officiellement. Par le passé, les membres de cette association d’évangélisation chrétienne avait déjà prêché dans cet endroit à plusieurs reprises, sans que personne ne vienne se plaindre à leur sujet. Mais ce jour là, les choses ne se sont pas passées comme d’habitude.

Alors que le chrétien prêchait dans la rue, il mentionnait certains péchés que la Bible dénonce, comme une conduite adultère, la calomnie, le vol, la cupidité, l’escroquerie ou encore l’homosexualité. À ce même moment, il était environ 22h30 ce vendredi soir, un agent de police s’est approché de lui en lui demandant de se taire et de partir. Le chrétien et l’organisateur du groupe ont alors demandé des éclaircissements à cette femme sergent de police.

« Vous avez parlé d’homosexualité. En cela, vous avez offensé le public autour de vous à propos de l’homosexualité. Vous parlez également d’autres religions en disant qu’elles ne sont pas bonnes, qu’elles ne sont pas la voie de Dieu. Monsieur, il y a ici des personnes tout autour de vous qui ont d’autres religions. En parlant ainsi, vos mots produisent de l’anxiété chez ces mêmes personnes. »

Le responsable, étonné, tenta en vain d’expliquer que le groupe d’évangélisation avait une autorisation officielle pour parler pacifiquement dans la rue, en vertu de laquelle l’agent ne pouvait pas demander de se taire et partir.

Mais il se trouve qu’en Australie, un agent de police a désormais le droit de considérer qu’une personne cause du trouble à l’ordre public et ce malgré l’obtention d’une éventuelle autorisation légale. Ce sergent avait donc le pouvoir de stopper l’annonce de l’évangile dans la rue, en s’appuyant sur sa seule analyse des circonstances. Et c’est ce qu’elle a fait.

Face au refus du groupe chrétien de se taire, des renforts ont finalement été appelés . Un inspecteur et un autre sergent de police sont arrivés sur les lieux et ont répété à ce chrétien de partir immédiatement pour ne pas être arrêté. Le chrétien ne se soumettant pas, la police lui a aussitôt passé les menottes pour avoir désobéi à un ordre de la police. Il a ensuite été libéré, avec un avis à comparaître en justice dans quelques semaines.

Une collecte de fonds s’organise actuellement en Australie sur internet et les réseaux sociaux afin de réunir la somme de l’amende qu’il aura à payer.

On pourrait s’interroger sur le choix de l’Australie de ne faire aucune discrimination envers les personnes. Bien sûr ceci part d’un sentiment légitime, mais on constate très rapidement les dommages collatéraux et les failles de ce système.Aujourd’hui en Australie, un représentant de la loi peut donc, sous le prétexte de discrimination et d’égalité pour tous, demander  l’arrêt de telle ou telle chose qu’elle considère comme « nocive » pour autrui.

L’annonce de l’évangile est bien évidemment visée par cette nouvelle disposition. Un chrétien ne peut plus parler en toute liberté de la Bible dans les rues, il n’est plus à l’abri de l’analyse d’un policier qui peut lui ordonner d’arrêter sur le champ et de partir. Un agent de police a le droit de considérer que c’est une offense pour les personnes non-chrétiennes qui l’entourent de parler de Jésus Christ et de la bible.

En Australie, l’immigration draine toutes sortes de religions. Le pays est un des plus cosmopolites au monde, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Mais ce mélange de religions étouffe l’annonce de l’évangile au nom de la liberté en raison des lois qui sont créées pour cela.

Les Australiens non-chrétiens ont pourtant besoin d’entendre l’évangile. Avec de telles lois, combien en seront désormais privé ?

Franck Kvaskoff

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