Avec « Terre Promise », Le Patriarche souhaite amener chacun à « tourner ses yeux vers Christ »

L’album « Terre Promise » du Patriarche est disponible sur toutes les plateformes.

Deuxième volet de la trilogie du Patriarche, l’album « Terre Promise » est disponible depuis le 12 juin dernier. Le Patriarche y partage son histoire, son quotidien, ses passions, ses rencontres, ses convictions dans la pure tradition Hip-Hop. Dans une interview pour Info Chrétienne, Le Patriarche présente ce nouvel opus au message fort, porté par un rap positif.

Après le succès de « En Marche », l’album « Terre Promise », deuxième volet de la trilogie, est désormais sorti. Un album dans la pure tradition hip-hop, où les sons très actuels servent des textes engagés, autant de marqueurs forts de votre style. Accepteriez-vous de nous faire entrer dans les coulisses de cet album et de nous dévoiler vos temps de préparation, de composition et d’écriture ?

L’album « Terre Promise » a été réalisé en grande partie en Suisse où nous avons un studio dans lequel nous réalisons l’ensemble de nos projets musicaux.

Greg Lerigab est le beatmaker principal et nous travaillons aussi avec d’autres compositeurs de France, du Kosovo, du Maroc. Il y a même un beatmaker d’Inde qui a travaillé sur le projet. Pour les featurings, des artistes comme le Psalmiste sont présents, Cissa du Sénégal, C-Maias et aussi des chanteuses anglophones comme Dawn Elektra d’Angleterre ou Love Mary des États-Unis. J’aime ces collaborations qui viennent donner de la force au projet.

Pour l’écriture des textes, les thèmes que j’aborde sont un fardeau que je dépose aux pieds de Christ et je me laisse guider par le Saint-Esprit pour être juste dans mon expression.

Je m’occupe ensuite du mixage et du mastering de mes projets. C’est un album qui s’est fait dans un premier temps dans la paix je dirais, même de manière très fluide, jusqu’à début février où j’ai perdu mon fils aîné qui est parti subitement d’une méningite à méningocoques foudroyante… Là, les choses sont devenues beaucoup plus difficiles pour moi tellement la tristesse était pesante, j’ai même pensé tout arrêter, mais ce n’était pas le plan de Dieu. Encouragé par ma femme, mes enfants, ma famille, ma mère, mes frères et sœurs, j’ai persévéré pour que le témoignage de Christ soit rendu dans une scène Rap où l’ennemi de nos âmes a une grande part de marché.

Dans le premier opus, « En Marche », vous évoquiez la nécessité de se délivrer d’un système qui nous tient en esclavage. Avec « Terre Promise », vous promettez un album rempli d’espoir, de fraîcheur et d’ouverture vers l’au-delà. Pouvez-vous nous en dire plus ?

La crise sanitaire qui a frappé le monde a montré la fragilité de l’humanité. Les temps de confinement durant lesquels nous n’avons pas tous été égaux ont montré nos limites. Dans « Terre Promise », l’ensemble des morceaux qui abordent des sujets différents a pour but d’amener l’auditeur à tourner ses yeux vers Christ et à croire en l’au-delà. Je crois que nous sommes rentrés dans une nouvelle ère ; Dieu réserve des temps de fraîcheur à ceux qui lui appartiennent. La création soupire après la révélation des fils et des filles de Dieu. Plus que jamais, le monde a besoin du sel et de la lumière que nous sommes.

« Dans « Nouvelle Saison », un des titres de « Terre Promise », vous dites assumer de prêcher Christ. Vous associez effectivement avec brio rap, message positif et foi chrétienne. Vous l’a-t-on parfois reproché ?

Oui, bien sûr, j’ai essuyé des reproches parfois déguisés en conseil, du style : « tu devrais mettre de l’eau dans ton vin ». Mais après avoir écouté certains conseils, j’ai goûté le vin et justement, ce n’était plus du vin.

Je ne fais pas de la musique pour gagner de l’argent ou pour la popularité, mais pour diffuser le message de Christ. Donc ce que je fais et ce que je dis, je l’assume, même si certaines portes hostiles à Jésus-Christ me sont fermées. Si ma musique manque de reconnaissance sur Terre, si elle manque de visibilité, je sais qu’au ciel elle est écoutée et validée. Vrai reconnaît vrai. On n’élève pas le nom de Jésus avec la musique populaire plébiscitée par l’industrie du disque et dont les notes n’atteignent pas les cieux.

Nous avions vu sur Instagram le partage d’un de vos titres, « Plus personne », associé à l’un de nos articles. Tout d’abord merci pour cette publication ! Vous y dénoncez la situation des chrétiens persécutés. C’est une cause qui vous a toujours tenu à coeur. Je me souviens de « Ils préféraient nous voir morts », sorti il y a 4 ans. Pouvez-vous nous dévoiler votre coeur pour les chrétiens persécutés ?

Je m’associe réellement à la condition et à la souffrance de nos oubliés persécutés. Je tiens à mon tour à vous remercier pour votre média qui parle de ces églises réduites au silence. Je ne peux pas avoir un cœur pour évangéliser, vivre pour voir des hommes et des femmes donner leur vie à Christ et en même temps ne pas être dérangé quand des hommes et des femmes meurent pour la foi que je prêche. Je n’ai jamais eu autant de compassion pour la souffrance humaine que depuis que je pleure pour nos martyrs.

« Plus Personne » pointe plus précisément la situation des chrétiens au Nigéria. Vous parlez d’une « Afrique coupée à la hache », d’un « peuple décimé ». Que peut-on faire pour ces frères et soeurs persécutés ?

Quand je parle de l’Afrique coupée à la hache je fais aussi référence à la manière dont ont été dessinées les frontières sur ce continent, par des gens qui n’avaient jamais posé le pied en Afrique, au profit d’esclavagistes qui ont servi les intérêts des colonialistes.

Dans « Plus Personne », je suis dans la peau d’une victime du massacre qui a eu lieu en 2010 dans un village de la bourgade de Byei, à une quinzaine de kilomètres au sud de Jos, la capitale de l’Etat de Plateau au Nigéria. Les récits de la persécution des chrétiens au Nigéria se multiplient et notre Église a décidé d’organiser un gala de charité au profit des chrétiens persécutés au Nigéria pour la rentrée prochaine, c’est une manière d’aider. Je pense que l’intercession reste l’arme la plus redoutable, mais nous devons aussi dénoncer ces exactions.

Le monde s’est mobilisé suite à la mort de George Floyd, qu’en est-il de ce père et son fils chrétiens, tous deux torturés, violés et tués le 19 juin par des agents dans un commissariat en Inde, pour avoir laissé leur magasin ouvert au-delà de l’horaire autorisé par les mesures de confinement ?

Après « En Marche » et « Terre Promise », le troisième volet se prépare ?

Actuellement, je fais une pause. On est sur la promotion du 2ème volet, j’ai déjà un grand nombre de textes écrits, des morceaux sont même déjà enregistrés… Le but sera toujours le même, amener le message de Christ encore plus loin.

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M.C.

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