Bruxelles blessée par le terrorisme, les soutiens internationaux affluent

Avec les attentats de Bruxelles, c’est l’ensemble de l’Europe qui est visée et atteinte. C’est donc toute l’Europe qui soutient la Belgique. Un des attentats jouxtait le quartier européen où se trouve le siège de l’UE. Les députés et les responsables des institutions européennes ont été parmi les premiers à réagir et à soutenir la Belgique.

Fondant en larmes alors qu’elle évoquait « un jour très triste pour l’Europe », la chef de la diplomatie européenne, en cours d’une visite à Amman (Jordanie), l’Italienne Federica Mogherini, s’est exprimée avec le plus d’émotion face à ces attentats revendiqués par l’organisation Etat islamique.

Martin Schulz, président du Parlement Européen, a condamné les incidents survenus ce mardi 22 mars 2016 les décrivant comme des « attaques haineuses ».

Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE et les dirigeants des institutions européennes ont dénoncé une attaque contre «notre société ouverte et démocratique», dans un communiqué commun.

L’Union européenne est en deuil et rend hommage aux victimes des attentats terroristes survenus aujourd’hui à Bruxelles. Ces attaques sont un coup porté contre notre société démocratique et ouverte. Nos institutions communes sont établies à Bruxelles grâce à la générosité du peuple belge et de son gouvernement. L’Union européenne et ses États membres sont, plus que jamais, solidaires de la Belgique et sont déterminés à faire face à cette menace, ensemble et en déployant tous les moyens nécessaires. Cette attaque ne fait que renforcer notre détermination à défendre nos valeurs européennes face aux attaques des partisans de l’intolérance. Nous serons tous unis et agirons avec fermeté dans la lutte contre la haine, l’extrémisme violent et le terrorisme.

Le président français, François Hollande s’est rendu à l’ambassade de Belgique à Paris, mardi 22 mars, en signe de solidarité avec la Belgique après les attaques terroristes qui ont frappé Bruxelles. « J’ai décidé avec le Premier ministre de mettre les drapeaux en berne dans notre pays », a-t-il annoncé. « C’est toute l’Europe qui est visée, ses valeurs, ses principes, la démocratie. Tous unis contre le terrorisme, nous vaincrons », a déclaré le président de la République à sa sortie.

Le 1er Ministre, Manuel Valls a réaffirmé la position de la France, et notre : « Solidarité à nos amis belges, nous faisons face à une menace particulièrement élevés, nous sommes en guerre, nous subissons des actes de guerre… » Les drapeaux français seront en berne jusqu’au vendredi 25 mars.

« Dans ces moments tragiques, nos pensées vont d’abord à ces victimes, à leur famille et à leurs proches. J’ai exprimé la solidarité de la France à la Belgique et réaffirmé l’unité avec nos amis belges dans cette terrible épreuve », note Jean-Marc Ayrault, ministre des affaire étrangères dans un communiqué. Les ministres français et belge ont souligné l’urgence de coordonner encore davantage leur action en matière de lutte contre le terrorisme.

« L’effroi est aussi illimité que la détermination à vaincre le terrorisme », a déclaré Angela Merkel à Berlin. Pour la chancelière allemande, les auteurs de ces attaques sont des « ennemis de toutes les valeurs de l’Europe ».

David Cameron, 1er Ministre anglais a dit être choqué et très concerné après la série d’attaques meurtrières à la bombe perpétrées à Bruxelles. Le Premier Ministre a dit que l’Angleterre « fera tout ce qu’elle peut pour aider » la Belgique, alors que le niveau de sécurité a été augmenté dans les lieux sensibles et aéroports incluant Heathrow et Gatwick, en réponse aux attaques terroristes.

En Italie, pour le président Sergio Matterella les attentats « confirment de manière tragique que l’objectif du terrorisme fondamentaliste est la culture de liberté et la démocratie » qui sont les fondements de l’Europe. « De cœur et d’esprit à Bruxelles, Europe », a tweeté le Premier ministre italien, Matteo Renzi. Il a plaidé pour « un pacte européen pour la liberté et la sécurité »

Pour le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, « c’est dans ces moments que l’on se rend compte que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. C’est la lutte pour la démocratie, pour la liberté et pour les droits de l’Homme, pour la dignité ».

En français, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, exprime sur Twitter « la solidarité profonde de la Grèce avec les peuples belge et européen. » « La peur, la rage religieuse et le racisme ne devraient prédominer en Europe », a-t-il ajouté.

Les explosions à Bruxelles sont le fruit d’ »une attaque contre l’Europe démocratique », a encore affirmé le Premier ministre suédois Stefan Löfven, tandis que son homologue danois Lars Løkke Rasmussen dénonçait une « attaque abjecte ».

Le président de la Confédération suisse Johann Schneider-Ammann s’est dit « très touché par les événements de ce jour à Bruxelles ». « Nos pensées aux victimes et à leurs familles. »

Au-delà des frontières européennes, alors que la Belgique vient de rejoindre les pays atteint par ce terrorisme aveugle, les réactions soulignent que tous les pays doivent continuer à combattre ensemble cette idéologie mortifère.

En visite officielle à la Havane (Cuba), premier dirigeant américain à venir depuis la révolution castriste, Barack Obama a débuté son discours à en appelant le monde à « s’unir » face à ceux qui « menacent la sécurité » des peuples à travers le monde. « Nous ferons tout ce que nous pourrons pour soutenir nos amis et alliés », a encore déclaré le président américain afin d’exprimer le soutien des Etats-Unis à la Belgique « Nous devons être ensemble, au-delà des nationalités, des races ou des religions, pour combattre le fléau du terrorisme », a encore estimé Barack Obama.

A Moscou, le président Vladimir Poutine a estimé que « le terrorisme ne connaît pas de frontières », préconisant « la coopération internationale la plus active ». Il a exprimé ses condoléances au roi Philippe, condamnant un acte de barbarie « qui ne peut être expliqué et démontre une nouvelle fois que le terrorisme ne connaît pas de frontières et représente une menace globale »

Hossein Jaber Ansari, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, a appelé à une « réaction globale contre ce phénomène néfaste et les centres politiques et financiers qui (le) soutiennent » le terrorisme.

Le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif a réagi, lui aussi, estimant que « le terrorisme n’est pas une menace pour un seul pays ou une seule nation mais pour l’ensemble de l’humanité » et « qu’il est grand temps que cette menace soit combattue collectivement pour la sauvegarde de nos générations futures ».

Nathanaël Bechdolff

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