Burkina Faso : L’APEFAZ accompagne une douzaine de femmes par la microfinance dans un contexte de plus en plus difficile

L’Association pour la Parole et la formation à Zabré (APEFAZ) travaille dans cette ville du Burkina Faso pour répondre à des besoins immédiats face à une situation qui se détériore entre le coût élevé de la vie, la corruption, la menace terroriste et les effets du changement climatique. Le président de l’association nous en dit plus sur leurs actions. 

Un climat de corruption généralisée, dans une zone aurifère où le coût de la vie est plus élevé que dans la capitale, sous la psychose permanente des attaques djihadistes, comment oublier ces mères qui bravent ces contraintes pour nourrir la famille, voire scolariser et soigner les enfants ?

Les effets du changement climatique rallongent cette liste, privent de terres cultivables certains paysans du nord. La conjugaison de ces difficultés entraîne, une migration interne estimée à ce jour, à deux millions de personnes « déplacées » et un peuplement sauvage de certaines zones du sud du pays.

Il en résulte, plusieurs foyers de tension :

  • autour des terres cultivables non extensibles pour satisfaire la demande des migrants
  • l’offre de céréales inférieure à la demande flambe les prix et précarise la « classe moyenne paysanne ».
  • dans l’éducation, le nombre d’enfants par classe devient intenable pour les enseignants du public. L’enseignement se mercantilise : les établissements privés se multiplient et certains sans un vrai regard sur l’application des programmes et la compétence des équipes pédagogiques.

Dans ce contexte tendu, APEFAZ accompagne par la microfinance une douzaine de femmes à Zabré.

Notre objectif  est de répondre à des problèmes concrets ainsi qu’à des besoins immédiats : les femmes que nous soutenons (à hauteur de 76,27€, soit 50000 CFA) chacune, pratiquent le petit commerce de proximité. Cet apport leur servira de fonds de roulement.

Nous avons été attristés d’opposer une fin de non-recevoir à de nombreuses postulantes, preuve que cette action répond à un vrai besoin. Douloureux de percer un abcès lorsqu’on est à court de pansement !

Théophile Gouba, Président de l’association APEFAZ membre d’ASAH

APEFAZ est membre du collectif ASAH.

Crédit image : Shutterstock.com / Hector Conesa

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