« Ceci est l’acte de notre pays » : À l’ONU, l’ambassadeur israélien cite la Bible pour démontrer la légitimité d’Israël

Lundi 29 avril, à l’occasion d’une session extraordinaire au Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU Danny Danon a brandi et lu la Bible afin de démontrer la légitimité d’Israël.

Pour Danny Danon, quatre piliers attestent la légitimité d’Israël sur le territoire actuel, « la Bible, l’histoire, le droit international et le recherche de la paix et de la sécurité internationales ». Pour développer son premier point, l’ambassadeur a tout simplement fait référence à la Bible, lisant devant l’assemblée le texte de Genèse 9 dans lequel Dieu fait alliance avec Abraham.

En vertu de cette alliance, je serai ton Dieu et celui de ta descendance après toi. Je te donnerai, ainsi qu’à ta descendance, ce pays de Canaan où tu vis maintenant en étranger. Il sera votre propriété pour toujours. Et je serai le Dieu de ta descendance.
Genèse 19:7-8

À la suite de cette lecture, le diplomate a levé son Tanach et déclaré en s’adressant à l’assemblée, « Ceci est l’acte de notre pays ».

« Du livre de la Genèse à l’exode des Juifs, de l’Égypte à la réception de la Torah sur le mont Sinaï et à la réalisation de l’alliance de Dieu sur la terre sacrée d’Israël, la Bible dresse un tableau cohérent. Toute l’histoire de notre peuple et notre relation avec Eretz Israël commence ici même. »

Déclarant que les 3 religions monothéistes – judaïsme, christianisme et islam – affirment le lien du peuple juif avec Israël, il poursuit.

« Le Coran lui-même accepte l’acte divin du peuple juif envers la terre d’Israël. »

Et poursuivant son développement en 4 piliers, Danny Danon a ensuite rappelé l’origine du mot Palestine. L’histoire de ce nom est lié à la destruction du second temple en 70, à la suite duquel l’Empereur Titus a choisi de renommer la Judée en Syrie-Palestine.

« Lorsqu’ils ont détruit ce temple, ils ont envoyé notre peuple en exil pendant 2000 ans. Ils nous ont empêchés d’occuper nos terres. Même les romains indiquaient que ces terres nous appartenaient […] Ceux qui se sont rendus à Rome savent que l’Empereur Titus a commémoré sa victoire en bâtissant une arche gigantesque […] Si vous observez cette arche, vous trouvez une illustration d’une personne transportant une menora venant d’un temple juif. Même si les romains savaient que ces terres nous appartenaient, ils ont essayé de détruire nos liens en changeant le nom en Syrie-Palestine. Pourquoi Palestine ? Ils l’ont attribué à une province du sud du pays. Les terres au nord de l’Égypte ont à partir de là porté le nom de Palestine. »

Danon a ensuite rappelé les 2000 années de conquête jusqu’à l’Empire Ottoman.

« En dépit de siècles de conquêtes, le peuple n’a jamais quitté les lieux. »

Le diplomate affirme que la communauté juive a toujours été représentée sur le territoire, même si la plupart des juifs ont été contraints à l’exil. Et durant 2000 ans, tous ont espéré et attendu le retour en Terre d’Israël promis par Dieu.

Son argumentaire arrive ainsi au troisième pilier lié à la diplomatie, mentionnant la déclaration d’Arthur Balfour par laquelle le Royaume-Uni se déclarait favorable à l’établissement en Palestine d’un foyer national juif (À la suite de la défaite de l’Empire Ottoman, le territoire se trouvait alors sous mandat britannique).

« Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour les Juifs et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et aux statuts politiques dont les Juifs disposent dans tout autre pays. »

La création de ce foyer permettait enfin le retour des juifs tant attendu sur cette terre.

En 1945, la Charte des Nations Unies est adoptée. Deux ans plus tard, le plan de partition appelait à la création d’un état juif et d’un état palestinien sur le territoire.

« Qu’avons-nous fait ? Nous l’avons accepté, mais les palestiniens ne l’ont pas accepté. Plutôt que la paix, ils ont opté pour la guerre et ont commencé à tirer sur les juifs. Notre petit État nouvellement déclaré faisait l’objet d’attaques soudaines en 1948. »

Le 14 mai 1948, dernier jour du Mandat britannique, l’indépendance de l’État d’Israël est proclamée. Les pays arabes voisins soutenus par la Ligue arabe lui déclarent immédiatement la guerre. Israël affronte les armées de Transjordanie, d’Égypte, de Syrie et d’Irak et l’Armée de libération arabe.

Dans son quatrième pilier, Danon retrace enfin les différentes tentatives de pacification du territoire.

Aujourd’hui le plan de paix entre Israël et la Palestine demeure un sujet brûlant. Et pour l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, la recherche de cette paix constitue un enjeu international majeur.

Poursuivant sa métaphore des « 4 piliers du passé » relatifs à la légitimité d’Israël sur le territoire, Danny Danon a conclu son discours en énonçant ce qu’il estime être les « 4 piliers de l’avenir », indispensables à la Paix, également repris sur Twitter.

« 1. Les Palestiniens doivent accepter et reconnaître l’État juif d’Israël
2. Les Palestiniens doivent mettre fin à leur campagne d’incitation à la haine
3. Coopération régionale
4. Israël ne compromettra jamais notre sécurité »

« Nous sommes prêts à travailler tous ensemble, nous sommes prêts à dialoguer, et nous sommes prêts à créer un avenir meilleur pour nos enfants. Ce n’est que lorsque les 4 piliers du passé et que les 4 piliers de l’avenir seront acceptés que la paix pourra émerger. »

Retrouvez l’intégralité du discours de Danny Danon, traduit en français par une interprète de l’ONU.

H.L.

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