D’après une étude, le paracétamol empêcherait de ressentir de la compassion

C’est une toute nouvelle étude parue dans la revue d’Oxford Social Cognitive and Affective Neuroscience qui montre que, tout en atténuant nos souffrances, le paracétamol réduirait aussi notre capacité à ressentir les souffrances des autres. On savait déjà que ce médicament, le plus consommé en France avec 500 millions de boîtes vendues chaque année, pouvait constituer un risque pour le foie.

Cette capacité à réduire fortement l’empathie peut se comprendre aisément. Influer sur les circuit nerveux « capteurs » de douleur interne réduit également leur rôle de capteurs externes. D’apparence anodine, ce médicament surconsommé (aux Etats-Unis, une personne sur quatre en prend chaque semaine) peut contribuer à créer une société de l’indifférence, où le pardon n’aurait plus sa place et où les rapports sociaux seraient biaisés à grande échelle.

Imaginons un couple qui se chamaillerait pour un sujet quelconque. Quand viendrait le temps de se réconcilier le soir, comme le dit la Bible (« que le soleil ne se couche pas sur votre colère »), le conjoint qui aurait débuté la dispute, souffrant de « migraines », prendrait sa dose de médicament et irait se coucher. Sa faculté de ressentir le mal qu’il aurait fait à son conjoint serait alors altérée, il ne mesurerait pas la réelle portée de ses paroles ou de ses actes et serait moins enclin à demander pardon. Rendu insensible aux signaux de douleur, le conjoint laisserait la querelle dégénérer… à cause d’un simple comprimé de paracétamol.

Et il pourrait en aller ainsi dans chaque rouage de notre société, qui depuis 150 ans fabrique industriellement des moyens de maîtriser la douleur. En grande partie d’origine germanique, l’industrie pharmaceutique s’est construite sur l’aspirine (Bayer), les opiacées (morphine) et aujourd’hui sur toute la gamme des analgésiques (paracétamol, ibuprofène) et AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens). Le journaliste George-Alexandre Imbert estime que les antidouleurs sont « pires que la douleur », et ils expliquent selon lui l’étrange apathie dont nous ferions preuve face aux attentats qui se succèdent.

La prochaine fois que nous voudrons courir dans une pharmacie (qui proposent plus de 60 médicaments à base de paracétamol) pour pallier à une petite douleur, songeons à ces risques et choisissons les thérapies alternatives, le calme, l’alimentation saine et pratiquons activement le pardon (accordé et demandé) : selon plusieurs, il serait une clef pour la santé et le refus de pardonner serait cause d’un grand nombre de maux.

La rédaction

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