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Déjà un an depuis l’enlèvement de la missionnaire suisse Béatrice Stockly au Mali

Les intercesseurs de Un Jour Une Prière ont prié pour la missionnaire Béatrice Stockly le 11 janvier 2017.

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Voilà déjà un an que la missionnaire suisse Béatrice Stockly a été enlevée au Mali par «L’Emirat du Sahara», une branche d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).

La nuit du 7 au 8 janvier 2016, Béatrice était enlevée par des militants du groupe djihadiste. Les ravisseurs réclamaient en échange de sa libération, la remise en liberté de l’un des ses dirigeants, Abou Tourab, détenu par la Cour Pénale Internationale de La Haye. Béatrice Stockly, évangélisatrice convaincue avait déjà été enlevée en 2012 par le groupe djihadiste Ansar Dine, groupe armé salafiste. Elle avait été libérée une dizaines de jours plus tard, après avoir promis de cesser ses actions d’évangélisation.

Béatrice était finalement retournée au Mali en 2013, après le départ des djihadistes chassés par l’intervention militaire internationale. Elle continuait d’apporter de l’aide et d’annoncer l’Evangile au plus grand nombre, avec foi et conviction, au péril de sa vie. Ses ravisseurs témoignent ainsi de son action :

«Nous annonçons notre responsabilité dans l’enlèvement de cette mécréante évangélisatrice qui, par son travail, a réussi à faire sortir de l’islam nombre de fils de musulmans»

En juin dernier une terrible vidéo, mettant en scène Béatrice, voilée, affaiblie, mais “en bonne santé” selon ses dires, était diffusée par ses ravisseurs. AQMI a diffusé fin décembre une nouvelle vidéo dans laquelle Béatrice dit être en bonne santé et captive depuis 300 jours.

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Béatrice Stockly le 31 décembre 2016

Béatrice fait partie de ceux que le journal Libération a nommé récemment les “sans-grade” de  l’humanitaire, ces occidentaux de petites associations, qui n’ont pas les moyens des ONG internationales ou de grands groupes industriels, pour se protéger avec des dispositifs éprouvés ou pour payer les rançons exigées. Pour Yvan Guichaoua, chercheur et maître de conférences à la Brussels School of International Studies :

“Ça va être une histoire de volonté politique des gouvernants. Quand c’est Areva, Vinci ou une grosse ONG, des équipes spécialisées sont automatiquement sur le coup et ont aussi le portefeuille pour payer d’éventuelles rançons. Là, ça va être compliqué.”

Selon le chercheur, les groupes djihadistes auraient d’ailleurs accumulés des dizaines de millions d’euros grâce à ces rançons, qui leur auraient permis une montée en puissance.

Le 24 décembre dernier, une autre “sans-grade” de l’humanitaire, Sophie Pétronin, une sexagénaire française dirigeant une petite ONG d’aide à l’enfance, a également été enlevée par un groupe armé à Gao, au Mali.

Ne les oublions pas.

Prions pour la libération et la sécurité de Béatrice, tenue captive pour sa foi et son obéissance au commandement de Jésus “d’aller par tout le monde”.

Prions pour Sophie, afin qu’elle puisse également être rapidement libérée.

La rédaction

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