Dieu pose sa main sur une naissance périlleuse dans la jungle birmane

Au milieu de la jungle birmane, le docteur Panter rassemble l’équipe médicale pour prier pendant un accouchement périlleux.

La Birmanie est un territoire dévasté par des conflits avec différents groupes ethniques armés. Dans certains États, « des décennies de combats ont laissé des champs de mines antipersonnel dispersés dans les zones de conflits ». C’est notamment le cas de l’État de Karen. Pourtant, au milieu de la jungle, à l’école de médecine de la jungle de Kawthoolei, une naissance miraculeuse est actuellement célébrée.

Le docteur Martin Panter est partenaire depuis plus de 20 ans des Free Burma Rangers, un groupe de chrétiens qui s’engagent dans les zones de conflits les plus dangereuses du monde, notamment en Birmanie. Il est venu apporter son aide à l’école de médecine de la jungle et racontait hier l’arrivée au centre d’une mère à bout de force.

Une femme enceinte est arrivée à l’école de médecine, épuisée de ses 4 heures de marche dans la jungle. À 33 ans, elle vit sa sixième grossesse. Après 12 heures de contractions inefficaces, une infirmière est venue chercher le docteur Panter. Il remarque immédiatement son état d’épuisement général et sa déshydratation. Le bébé est encore haut dans le bassin. Il faudrait pratiquer une césarienne mais le centre ne dispose pas de tels équipements.

« J’ai attaché la ventouse à la tête du bébé et j’ai tiré à chaque contraction. […] J’ai passé 29 minutes supplémentaires  à tirer sans progrès et le gonflement crânien a commencé. Les manuels médicaux disent que ce type d’accouchement ne peuvent pas et ne doivent pas être tentés. »

Le médecin est clair : le risque est de perdre la mère et l’enfant.

« Je me suis arrêté et j’ai demandé si nous pouvions tous prier et demander à Dieu de nous aider à assurer une délivrance rapide et sûre. »

Quinze minutes plus tard, une petite fille naissait. Mais elle était en détresse foetale et avait besoin d’oxygène. Après lui avoir prodigué les soins nécessaires, la petite fille se portait à merveille.

« Le lendemain, la maman et le bébé allaient bien, l’enflure sur la tête du bébé diminuait et nous remercions et louons Dieu pour cette nouvelle petite vie à Karen ! »

L’école de médecine de la jungle a formé en quelques années plus de 80 agents de santé en fonction des besoins principaux des villageois : la fièvre, la toux, la diarrhée ou encore les vaccinations. Des médecins étrangers assurent la supervision et l’expertise. 13 villages à 1 heure de marche envoient des patients à cette école, qui est une bénédiction au milieu de cette jungle birmane.

La rédaction

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