Dimanche des rameaux : les 5 attaques d’églises dont personne ne vous parlera

Le jour où 2 églises coptes ont été violemment attaquées en Égypte faisant 44 victimes, 5 églises d’Inde ont également été prises pour cibles.

Le premier ministre, Narendra Modi a d’ailleurs été vivement critiqué pour avoir condamné publiquement les attaques en Égypte, mais pas celles qui ont eu lieu dans son propre pays. Quatre des cinq états dans lesquels les attaques ont eu lieu, sont régis par le parti nationaliste Hindou BJP-Modi. Roger Gaikwad, secrétaire général du Conseil National des Églises en Inde a déclaré :

« Le Premier ministre Narendra Modi a condamné les attentats en Égypte, mais il ne se soucie pas de l’intimidation et de l’assaut des chrétiens qui sont sous ses soins. »

Pour le Conseil national des Églises en Inde, la montée soudaine de la violence anti-chrétienne révèle le projet du BJP et du RSS de stigmatiser les minorités chrétiennes et musulmanes, et de les présenter aux hindous comme une menace pour la nation.

Dans certains états indiens, les lois « anti-conversion » censées protéger les habitants des conversions forcées, constituent une réelle entrave à la liberté religieuse, et empêchent toute perspective d’évangélisation.

Le 11 avril, la communauté évangélique de l’Inde a publié une déclaration dans laquelle elle condamne le «ciblage des chrétiens sur des jours spéciaux de culte, tels que le dimanche des Rameaux».

« Nous exhortons les gouvernements des États respectifs et le gouvernement central (fédéral) à prendre note non seulement de ces violations, mais aussi à prendre des mesures pour réduire les acteurs non étatiques qui fonctionnent en toute impunité. »

Voici le récit des 5 attaques d’églises à l’occasion du dimanche des rameaux en Inde :

1. État de Madhya Pradesh : village de Sitabedi, district de Khandwa

Les extrémistes hindous accompagnés par le personnel de police ont perturbé un service religieux. La police a arrêté les pasteurs, leurs épouses, et d’autres chrétiens. Ils les ont conduits au poste de police local. Trois pasteurs ont été détenus en vertu de la« loi sur la liberté de religion du Madhya Pradesh », communément appelé «loi anti-conversion», mais d’autres ont été libérés ce soir-là.

2. État d’Haryana : Kaithal

Les extrémistes hindous ont perturbé le service religieux dirigé par un pasteur nommé Yashpal. Le groupe «a menacé et malmené» les chrétiens et a déposé une plainte officielle au poste de police local, accusant les chrétiens d’avoir forcé des conversions. La police a placé les chrétiens en garde à vue, avant de les libérer, les accusations ayant été jugées sans fondement.

3. État d’Uttar Pradesh : village de Jahanpur, district de Ghazipur

Une foule a battu Krishna Paul, le chef de l’Église, et l’a remis à la police. Il a été libéré après que les dirigeants chrétiens locaux soient intervenus en sa faveur auprès de la police.

4. Rajasthan : Sri Ganganagar

Les extrémistes hindous ont perturbé le service à l’église de Dieu. Le chef de l’église Saji Mathew a été arrêté et placé en garde à vue, ainsi que sept autres chrétiens. Les villageois locaux et un prêtre hindou avaient déposé une plainte auprès du chef du village. Ils ont été remis en liberté plus tard dans la nuit.

5. Tamil Nadu : Dindigul, district de Keeranur

Les fonctionnaires gouvernementaux ont perturbé une réunion de maison chez un homme nommé Gunasekaran. Les officiels ont pris des vidéos et des photos des personnes qui priaient et les ont ensuite arrêtés. Cela faisait pourtant 24 ans qu’une vingtaine de personnes se réunissaient tous les dimanches chez Gunasekaran.

La rédaction

Source : World Watch Monitor

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