Du gang de rue au pupitre : le cas Jean-Jacques Asmick

Il est des rencontres qui ne laissent pas indemne. Tel fut le cas de Jean-Jacques Asmick. De voleur, petit délinquant il deviendra chef de gang. Aujourd’hui pasteur, le récit de sa vie est réellement édifiant. La pauvreté, les mauvaises fréquentations, l’avaient amené à faire de mauvais choix qui auraient pu affecter toute sa vie. Sauf que…

Rien à priori ne prédisposait Jean Jacques à connaître une vie consacrée aux autres. Né en Haïti, il arrive au Québec au début des années 1980 avec ses frères et sa mère pour rejoindre son père. Très vite, le couple éclate. La jeune maman est seule à élever ses quatre enfants. Son frère aîné fraye avec une bande de jeunes des alentours. Le petit garçon apprend à faire les sacs. Il se découvre vite une nouvelle famille. À 14 ans, il confie que « la pauvreté, la misère et les difficultés l’amènent à faire de mauvais choix.» À 16 ans, il se retrouve en centre de réadaptation.

C’est dans cette école du crime qu’il s’intègre comme membre à part entière. En conflit avec d’autres jeunes très vite, deux gangs s’affrontent : « On tue parce qu’ils veulent nous tuer. Tu ne poses pas de questions.» À 22 ans, la bande d’Asmick se frotte à des actions plus graves. Le réseau et les contacts se sont établis en milieu carcéral. «Quand je suis sorti d’une autre peine à 24 ans, j’avais appris l’appât du gain. » Ils volent des voitures, trafiquent des drogues et ont une agence d’escortes. À 27 ans, il retourne derrière les barreaux. Un pasteur lui parle alors de Jésus. Le déclic est quasi instantané.

«La plus grande tragédie humaine n’est pas de mourir, mais de vivre sans une raison d’être », soutient Asmick Jean-Jacques. « Avec 100 $ ou 100 000 $, le monde n’est pas plus heureux. Cette journée-là, j’ai vécu un changement de valeurs, prenant la décision personnelle de quitter la vie de gang, en assumant toutes les conséquences.»

La vie est un choix, jusqu’à la dernière minute ! Autour de Jésus il y avait deux hommes en croix comme lui. Ils représentent cette humanité pas toujours ‘humaine’ dans laquelle Jean-Jacques a lui aussi trempé. Deux voleurs, deux condamnés, sauf que l’un des deux a choisi la vie éternelle. Jean-Jacques Asmick, est aujourd’hui pasteur, responsable d’un centre de jeunes au Québec. Son témoignage est la preuve vivante que rencontrer Jésus est un nouveau départ !

Bérengère

Le témoignage de Jean-Jacques Asmick en vidéo :

La rédaction

Source : CourrierLaval

 

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