Échangée à 2 ans contre de la drogue par sa mère, esclave sexuelle à 10 ans, Brandy va rencontrer Jésus en prison

« Je portais tout cela. Et Dieu m’a dit ‘tu vas arrêter de porter tout ça. Ce n’est pas qui tu es. Si tu veux que je te rende libre, tu dois laisser tout ça derrière toi’. »

Brandy raconte son histoire dans une série disponible sur Pureflix, à Missy Robertson, qui exerce un ministère auprès des femmes. Abandonnée à l’âge de deux ans par sa mère qui souhaitait ainsi pouvoir payer sa drogue, elle deviendra esclave sexuelle dès l’âge de 10 ans. C’est en prison que Brandy va voir sa vie transformée par sa rencontre avec Jésus.

« Quand j’avais deux ans, ma mère m’a abandonnée devant la maison d’un dealer et elle n’est jamais revenue. Elle nous a laissés là-bas avec la promesse qu’elle reviendrait payer la drogue, et elle n’est jamais revenue. »

Brandy explique alors à Missy que le dealer a amené Brandy et son petit frère âgé de 8 mois au service de protection de l’enfance. Ces derniers ont rapidement retrouvé leur grand-père qui les a adoptés. Elle raconte alors que son enfance est joyeuse et qu’elle est entourée de personnes aimantes. Mais alors qu’elle a 10 ans, sa vie va à nouveau basculer.

« Il y avait cette femme étrange. […] Un jour mon frère et moi allions au magasin en vélo. Elle s’est levée et a dit ‘Hey, vous savez qui je suis ?’ Et comme on répondait que non, elle nous a dit qu’elle était notre mère. »

Et cette « femme étrange », sa mère, a voulu reprendre avec elle Brandy et son frère. À cette époque-là, Brandy ne savait pas qu’elle avait été adoptée. Elle dit s’être sentie « en colère, blessée », « trahie ».

« Je voulais savoir qui était ma mère. À ce moment de ma vie, pour moi, dans mon esprit, elle était la seule personne qui ait été honnête avec moi. […] Mon frère et moi étions tous les deux prêts à aller avec elle. […] Nous avons emménagé avec elle. Et c’est là que l’enfer s’est déchaîné. »

Après 3 jours auprès de sa mère, Brandy a commencé à fumer de la marijuana. Deux semaines après, ils l’ont droguée, ligotée au lit, et violée. Brandy est devenue une esclave sexuelle pendant 6 ans.

« Ils me vendaient au proxénète. Ils m’emmenaient dans les relais routiers. Pour pouvoir payer leur drogue. […] Pour vendre mon corps. Je ne valais pas grand chose. […] Ma valeur, c’était 40 $. Ma valeur, c’était 20 $. »

Elle explique alors que sa mère aidait ceux qui abusaient d’elle à l’attacher au lit. Elle pensait que c’était de l’amour.

« C’était de l’amour. C’était la femme qui m’avait mis au monde, qui disait ‘je t’aime’, qui faisait ces choses. »

À cette époque, son surnom est « Bones ». Elle a des plaies sur le corps à cause de la drogue qu’on lui injecte. Elle n’est plus scolarisée. Elle rencontre une infirmière qui lui parle de Dieu.

« Je n’avais jamais entendu ce nom. »

À l’âge de 16 ans, elle part de chez sa mère, mais elle reste dans la prostitution et la drogue. Elle finit par fabriquer de la méthamphétamine, ce qui lui permet de « ne plus vendre son corps ». Elle se fait arrêter et part en prison pour 7 années.

À sa sortie de prison, elle croit au grand amour avec un dealer très important, mais qui devient rapidement violent avec elle. Elle tombe enceinte. Alors qu’elle est à 8 mois de grossesse, elle se dit qu’elle ne veut pas que son bébé vive ce qu’elle a vécu.

« Je ne voulais pas qu’elle souffre de toutes ces choses dont j’ai souffert. Je ne savais absolument rien sur le fait d’être mère. »

Elle explique à son ami qu’elle va partir. Il la bat, et la laisse pour morte. Elle est trouvée par la police qui la dirige vers un centre pour femmes battues. Mais quand sa fille a deux mois, elle est envoyée en prison à cause de son passé.

En prison, elle désire être seule. Alors elle se bat contre des gardes et est placée à l’isolement pendant 4 ans.

« Je voulais être seule. Je savais que personne ne s’intéressait à moi. Personne n’avait le moindre intérêt pour moi. […] Je ne voulais voir personne. Je ne voulais entendre personne. Je voulais juste être seule. »

Elle explique alors perdre totalement la raison.

Mais de sa cellule, elle entend des détenus chanter des louanges à Dieu.

« Chaque matin, ils chantaient des louanges à Dieu. Comment ces gens pouvaient-ils dire ‘louanges à Dieu’ dans ce lieu ? Qu’est-ce qui ne va pas chez eux ? »

À cette époque-là, tout ce que veut Brandy, c’est mourir.

Elle finit par quitter l’isolement au bout de ces 4 années et une chose incroyable se produit. Ces personnes qui chantaient des louanges à Dieu l’ont invitée.

« Les gens que j’essayais de déranger pendant tout ce temps, m’ont laissée entrer. […] Et je savais que j’étais ‘la fille folle’ […] Et ils savaient qui j’étais. Je suis entrée. C’est comme si tout le monde avait les bras ouverts. J’étais en prison, et je ne m’étais jamais sentie aussi libre. »

C’est là que Brenda commence son chemin vers la foi. Elle est ensuite prise en charge par Laminin, où travaille Missy Robertson. Là elle trouve des femmes qui comprennent ce qu’elle a vécu parce qu’elles l’ont elles-même vécu.

Mais elle porte son passé comme un fardeau. Elle le garde comme son identité.

« Je portais tout cela. Et Dieu m’a dit ‘tu vas arrêter de porter tout ça. Ce n’est pas qui tu es. Si tu veux que je te rende libre, tu dois laisser tout ça derrière toi’. »

Désormais elle l’affirme, elle est rachetée par le sacrifice de Jésus.

« Il l’a fait pour moi. […] Dieu m’aime et je n’ai rien à faire. Dieu a dit ‘j’ai des plans et des projets pour ta vie. […] Il n’y a rien que tu puisses faire. […] Obéis à mes paroles. Et quand tu te lèveras, tu marcheras dans mes plans. Tu n’as rien à faire. Tu n’as rien à dire. […] Laisse-moi te soutenir’. »

Alors quand Missy lui demande ce qu’elle a envie de dire à la petite fille qu’elle était à 10 ans, elle répond :

« Je t’aime. Et Dieu t’aime aussi. Et Il a un plan. »

M.C.

 

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