Que se passe t-il ? En Australie, les enfants changent de sexe, en Belgique ils bénéficient du suicide assisté

Deux histoires internationales, l’une en Australie et l’autre en Belgique ébranlent depuis plusieurs semaines les fondations de nos institutions et de notre société.

En Australie, il est désormais possible pour les enfants d’effectuer une transition sexuelle. Cette transition nécessite une lourde chirurgie génitale sur des organes sexuels pourtant sains. Elle est par ailleurs suivie, de la prise d’un cocktail hormonal qui permettra de développer les caractères sexuels secondaires du sexe choisi.

Le psychologue pour enfants Michael Carr-Gregg a déclaré au Daily Telegraph que 250 enfants, 3 ans pour le plus jeune, étaient assistés par l’unité de dysphorie du genre à l’Hôpital Royal Children de Melbourne.

La gynécologue transgenre, Dr Rosemary Jones, estime que quatre an est un «bon âge», et que «les parents qui ont du sens peuvent généralement le comprendre ».

Dernièrement, cette fois en Belgique, on apprenait par la BBC, qu’un malade mineur en phase terminale avait demandé et obtenu une assistance d’un médecin pour mettre fin à ses jours. La Belgique est actuellement le seul pays qui autorise le suicide assisté sans restriction d’âge.

Que se passe t-il dans le monde pour que nous ne nous indignions pas davantage contre les droits d’accès à l’avortement sans restrictions, le suicide médicalement assisté ou la chirurgie de conversion sexuelle ?

Nous récoltons la moisson d’une longue adoration de l’idole de l’autonomie. L’enfant est désormais considéré comme autonome et libre de faire ses choix. Pourtant, nous ne leur permettons pas de conduire, ni de voter. Nous exigeons qu’ils aillent à l’école et condamnons le travail des enfants. Nous n’accepterions pas qu’ils soient enrôlés à l’armée. Nous estimons qu’il est important pour eux de bénéficier d’un tuteur dans toutes les étapes qui les conduisent à l’âge adulte. Car, bien évidemment les enfants n’ont pas la maturité de gérer tout cela en tant qu’enfant.

Établir des limites pour protéger les enfants, estimant qu’un adulte est plus à même de faire les bons choix et d’accompagner l’enfant, est l’un des fondements de la civilisation occidentale.

Pourtant, quand les partisans de l’autonomie autorisent le changement de sexe ou le suicide assisté d’un mineur, c’est une abdication totale de la responsabilité des adultes et du rôle protecteur, vis-à-vis de leur enfant.

Où est l’Église dans ces conversations culturelles ? Quelle est la place du chrétien au coeur de ces mutations sociétales profondes ? Il y a devant nous une occasion pour témoigner de ce qui est bon, beau et vrai. Cette occasion exige que nous entrions dans les débats et que nous témoignions de la réalité du Dieu créateur, et de la réalité de la rédemption à la croix.

H.L.

Source : Carmen Fowler Laberge, contributeur pour le Christian Post

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