En Europe de l’Est, « l’Église grandit une vie à la fois, surtout en période de persécution »

En France ou aux États-Unis, implanter une église se fait souvent en détachant un groupe d’une église pour former une église soeur, avec tous les moyens de communication permettant de faire connaitre le projet. Mais en Europe de l’Est, cela ne peut pas toujours se passer ainsi.

Implanter une église dans ces régions souvent froides et hostiles en hiver, est synonyme d’abandon, de renoncement et d’incertitude, puis de doute, de vies gagnées une à une, dans un contexte social et climatique particulièrement difficile, à des centaines de kilomètres de sa ville d’origine. Ceux qui décident de s’engager dans l’un des 11 pays de l’ex-URSS ont rarement la sécurité de l’emploi.

Erick Mock de l’organisation Slavic Gospel Association raconte :

« Imaginez que vous transportiez votre famille dans une voiture et conduisiez à 2 000 kilomètres de distance d’une église où il n’y avait nulle part où vivre. Vous quittez votre maison. Vous quittez votre travail. Vous arrivez au village […] C’est l’un des exemples d’une famille missionnaire. »

Une fois arrivés, ils font face à la répression, ne peuvent pas annoncer leur venue, ou communiquer largement sur l’ouverture d’une église.

« Surtout en période de persécution, l’Église grandit une vie à la fois […] Vous ne pouvez pas afficher de panneaux et vous ne pouvez pas communiquer, ou organiser un événement. C’est absolument interdit par la loi. »

En Russie, plus de 700 000 enfants et jeunes sont dans des orphelinats.

Les chrétiens commencent donc le plus souvent en développant des programmes sociaux d’aide aux familles les plus pauvres ou aux orphelinats.

« Ils contactent les autorités locales pour savoir où se trouvent des personnes vivant dans la pauvreté et exercent un ministère de compassion. Ils découvrent s’ils sont capables d’atteindre les orphelinats locaux . Certains d’entre eux créent des clubs de sport, des équipes de volley-ball et de football, et ils créent des liens, une vie à la fois. « 

Nikolai et Maria par exemple s’investissent en Ukraine pour apporter de l’espoir aux « enfants oubliés de Tchernobyl ».

Le programme Immanuel’s Child de SGA, est bien connu pour son programme de Noël, mais les efforts de l’organisation portent toute l’année au sein de différents orphelinats.

Grâce aux efforts de ces pionniers, plus de 100 petites églises ont été implantées dans cette vaste région d’Europe de l’Est.

La rédaction

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