Enfants battus en Inde : « Nous continuerons à vous frapper jusqu’à ce que vous maudissiez Jésus »

« Nous faisions face à nos propres blessures, nous étions battus sans pitié. Nous ne savions pas que les femmes et les enfants étaient également attaqués de la manière la plus impitoyable. »

Dans l’État de l’Uttar Pradesh, en Inde, vingt-sept chrétiens, hommes, femmes et enfants, ont été agressés le 3 janvier dernier. Alors que le culte se déroulait, une vingtaine d’extrémistes hindous sont entrés, ont fermé les portes, et ont violemment battus les chrétiens présents.

Sept hommes, dix femmes, et dix enfants de la communauté ont été frappés à coups d’armes en bois, puis quatre d’entre eux, mais aussi le propriétaire hindou du bâtiment, qui avait tenté de les défendre, ont été trainés à l’extérieur.

Des membres de l’église Heavenly Gospel Mission ont témoigné des propos tenus par les assaillants :

« Nous continuerons à vous frapper jusqu’à ce que vous injuriez et maudissiez Jésus. »

Un chrétien du nom de Rajat explique :

« Nous avons été traînés pieds nus sous les menaces des assaillants qui nous ont dit qu’ils allaient nous casser les mains et les jambes et nous tuer. »

Mais alors que les hommes étaient battus, ils ignoraient “que les femmes et les enfants étaient également attaqués de la manière la plus impitoyable”.

Une jeune fille de 18 ans explique, « quoi qu’ils trouvaient, ils nous frappaient avec, […] ils n’ont montré aucune pitié, ils ont frappé des hommes, des femmes et des enfants ».

« Ma mère et moi, ainsi que mes cinq jeunes sœurs, étions à l’intérieur de l’église lorsque l’attaque a eu lieu. Toutes mes sœurs ont été battues, y compris ma plus jeune, qui a été frappée par une chaise et a subi des blessures internes. Ma mère a également été battue lorsqu’elle a essayé d’interroger les assaillants pour savoir pourquoi ils frappaient impitoyablement les frères. »

Le pasteur de l’église témoigne auprès de Morning Star News de la violence dont a été victime un petit garçon de 5 ans.

« L’un des agresseurs battait le père d’un enfant de 5 ans, alors il a couru et l’a supplié de ne pas frapper son père, mais l’assaillant a frappé l’enfant, il l’a jeté et il est tombé plus loin. »

Rajat continue en affirmant qu’un policier est arrivé sur place, mais après avoir demandé aux chrétiens pourquoi ils étaient battus, il les a frappés avec sa matraque et les a menacés d’arrestation.

Le pasteur précise :

« Il était complètement main dans la main avec les extrémistes […]. Même si nous étions à l’intérieur du poste de police, nous ne nous sentions pas en sécurité en présence de la police. Nous avions très peur. »

Devant la violence de l’attaque, les chrétiens ont cédé aux pressions. C’est avec « angoisse » que le pasteur déplore :

« Nous souffrions déjà tellement, et les agresseurs ne voulaient tout simplement pas céder. Comme la torture physique ne finissait pas, nous avons décidé de faire ce qu’ils nous forçaient à faire. Nous avons maudit le Seigneur Jésus-Christ. »

Le pasteur témoigne des séquelles physiques qu’il endure.

« Mes jambes ont gonflé à cause des coups. J’ai été frappé aux fesses et au dos avec des matraques à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’église. Ils m’ont frappé la poitrine. La police m’a battue très fort sur les cuisses et j’ai été giflé à plusieurs reprises. À cause de la gifle, du liquide sort d’une de mes oreilles. Je ne peux pas m’asseoir correctement. »

Un médecin aurait refusé de soigner les victimes. Il s’est contenté de leur demander où elles avaient mal. Tous ont été relâchés en fin de journée. Des Bibles et de la littérature chrétienne ont été confisquées.

Prem Joel, un dirigeant chrétien local de la ville voisine, s’est rendu sur place le soir-même. Il explique que la police a refusé de recevoir la plainte du pasteur. Avec 70 autres dirigeants, Joel s’est rendu au poste de police mais a été renvoyé vers l’officier qui a maltraité les chrétiens. Il s’interroge :

« Nous sommes choqués. Comment le directeur peut-il dire une chose pareille ? Comment peut-il nous demander de rencontrer quelqu’un qui est son subordonné pour résoudre le problème, alors que ce subordonné fait partie du problème ? »

Une source a déclaré sous couvert d’anonymat à Morning Star News :

« Un officier du département de police m’a dit que peu de temps avant le nouvel an, une réunion avait été convoquée par le gouvernement de l’État, et on leur avait dit de ne laisser aucune conversion se produire à tout prix. On leur a également dit de ramener les convertis dans le giron hindou. »

M.C.

Crédit image : Morning Star News 

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