Entretien avec Cindy Ghys

Cindy Ghys se décrit comme une jeune femme qui aime les pékinois, Chopin et Jésus. « Audacieuse et ex-perfectionniste », cette épouse d’entrepreneur, jeune maman de deux enfants et pianiste de talent, a du apprendre à lâcher prise et accepter la dure réalité. Elle ne sera ni une femme, ni une épouse, ni une mère parfaite. Tout ce cheminement, elle le raconte sur son blog, « J’arrête d’être parfaite ». Aujourd’hui, Cindy a choisi d’aider les femmes en proie à la culpabilité et à la peur. Elle a accepté de répondre aux questions d’Info Chrétienne. Nous la remercions d’avoir partagé avec humour et distance son parcours de résilience, qui pourra devenir une source d’inspiration pour beaucoup.

  • Cindy, peux-tu nous raconter ta rencontre avec Jésus ?

Dans ma famille on baptise les bébés et on inscrit les enfants au catéchisme, mais c’est plutôt une tradition qu’un mode de vie. Donc j’ai entendu parler de Dieu assez tôt, mais j’ai compris qu’il me portait vraiment de l’intérêt vers l’âge de 15 ans, grâce à une amie du collège. Elle et sa famille incarnaient ce que je désirais vraiment pour ma propre vie. Ensuite j’ai vécu une guérison instantanée de troubles alimentaires. Aujourd’hui, j’ai tellement d’expériences incroyables avec Jésus, que rien ne peut me séparer de lui.

  • Quel a été le déclic qui a marqué le début de ton ministère ?

Le déclic, c’est en juillet 2015. Dans une maison normande qui sentait le feu de bois, captait mal le wifi et logeait un paquet d’araignées, j’étais en train de passer une semaine de (vacances) galères, où je jonglais entre mon “bébé RGO* (Reflux Gastro Oesophagien) de 2 mois, la roséole surinfectée d’eczéma de la « grande » de 20 mois et mon mari entrepreneur, qui lorsqu’il n’était pas cloué au lit par un état grippal, passait son temps à parler projets avec les voisins d’à côté ou les gérants du domaine.

J’étais en plein burn-out, incapable de profiter du moment présent, étouffée sous les décombres de l’épuisement et de la culpabilitéJ’étais en plein burn-out, incapable de profiter du moment présent, étouffée sous les décombres de l’épuisement et de la culpabilité. Les miettes, le régurgit, l’horloge, le linge sale, tout me rappelait que je n’étais pas à la hauteur. Même mes amies également maman deux fois en même temps, me disaient “ça fait du bien de voir que tu galères, on se sent moins seule”. Alors j’ai passé 30 minutes de coaching téléphonique avec Florence Leroy, auteure de J’arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint (ce qui en dit déjà long sur la situation dans laquelle j’étais), et là j’ai eu une révélation : la vraie vie n’est pas d’être une maman parfaite, avec des enfants parfaits et un mari parfait. À ce moment là, j’ai cherché une thérapeute pour m’occuper de mes propres casseroles et j’ai trouvé une école de coaching sur Paris que j’ai pu faire par correspondance. J’ai échangé mes exigences par des préférences, j’ai appris à dire « non » , je me suis offert des nouvelles chances et rapidement j’ai eu envie de le partager sur un blog : jarretedetreparfaite

  • La vie est parfois soumise aux épreuves. Serais-tu d’accord d’en partager une avec nous, et surtout de nous faire découvrir de quelle manière tu l’as surmontée avec la grâce de Dieu ?

Finalement quand on est en train de perdre quelque chose, il y a toujours autre chose que l’on est train de gagnerSeulement une épreuve ? Il y en a tellement que je ne sais même pas laquelle choisir. 🙂 Je pourrais parler de l’asthme du nourrisson, de la dysplasie de la hanche, des allergies alimentaires, des allers-retours aux urgences, labos et radiologues, de la rupture familiale, du burn-out, du deuil, des débuts de mois sans un rond, des inondations, de la chaudière qui lâche, de la calomnie, de l’injustice, des promesses en l’air, des crises conjugales, bref les épreuves sont incontournables. Quand cela arrive j’aime me demander « qu’est-ce que je peux apprendre de cette situation ? » , « En quoi cette situation me permet-elle de grandir ? ». Finalement quand on est en train de perdre quelque chose, il y a toujours autre chose que l’on est train de gagner. Quand on sait qu’il y a un cadeau, ça aide énormément. Et la cerise sur le gâteau c’est de savoir que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.

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  • Quelle est la plus grande leçon que tu aies apprise au travers de ton ministère ?

Il y a une grande différence entre être coupable et être responsableJ’ai compris qu’il y a une grande différence entre être coupable et être responsable. Quand on est perfectionniste ou que l’on vit une situation qui ne nous convient pas, nous avons envie de trouver un coupable. Mais on peut simplement prendre la responsabilité, se focaliser sur le présent et se demander ,« Qu’est-ce que je peux faire pour que cela change ? », « Comment je peux agir pour ne plus attirer cela à moi ? ». Il y a toujours quelque chose que l’on peut faire, même si c’est demander de l’aide. C’est un peu comme enclencher les essuie-glaces. Cela n’arrête pas la pluie, mais c’est quand même mieux !

  • Quelle(s) est (sont) la (les) personne(s) qui a (ont) eu un rôle majeur tout au long de ton parcours ?

Quand je commence à compter je me dis que je ne peux pas citer tout le monde. Mais il y en a un en particulier qui a toujours été présent, c’est mon mari Thomas Ghys. Faire une reconversion professionnelle ou un changement de vie est vraiment un choix à faire en famille. Thomas a toujours fait en sorte de me libérer pour que j’accomplisse ce qui me tient à coeur.

  • Quel est le personnage biblique qui est une source d’inspiration pour toi ? Et pourquoi ?

Le mot hébreu « valeur », vient de la vaillance et la forceLa Bible décrit une femme de valeur dans le proverbe 31. À la première lecture, cette femme me mettait la pression. J’avais l’impression qu’elle était parfaite et que je devais lui ressembler pour avoir de la valeur. Mais en creusant un peu plus, j’ai compris que ce portrait de femme idéale est brossé par une autre femme, pire une mère, celle du roi Lemuel, qui aide son fils à trouver la femme de son bonheur. En gros, on est dans l’émission « Qui épousera mon fils » ! Quand j’ai compris cela j’ai pu m’inspirer de ce portrait sans me sentir écrasée. Surtout que le mot hébreu de « valeur », vient de la vaillance et la force. Donc cela me parle pour ne pas rechercher la perfection, mais le courage.

  • Aujourd’hui, de quelle manière peut-on travailler avec toi ?

Quand on m’invite pour une conférence je peux m’adresser aux familles ou spécialement aux femmes. Pour un travail plus coeur à coeur je suis spécialisée dans l’accompagnement au féminin. Je propose des ateliers en petits groupes pour que les femmes augmentent leur estime personnelle. Je fais également du coaching personnalisé par Skype, ce qui me permet d’avoir des clientes partout dans le monde, tant qu’on peut parler français. 🙂 On peut retrouver mes actualités sur ma page Facebook.

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La rédaction

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