Entretien avec Claude et Julia Payan

Musiciens, chanteurs, adorateurs, pasteurs, prophètes, implanteurs d’églises, enseignants. Tout au long de leurs trente années de ministères, Claude et Julia Payan ont béni le peuple de Dieu de bien des manières. Ils partagent aujourd’hui la riche expérience de leurs vies consacrées au Seigneur, avec les églises et les ministères qui les invitent en France et au delà. Claude a accepté de répondre aux questions de la rédaction d’Info Chrétienne, et nous le remercions pour son ouverture et sa bienveillance. Merci pour la simplicité et l’humilité qui transparaissent dans le récit de ce parcours, et dans la communication de sa vision pour l’Église d’aujourd’hui..

  • Quel a été le déclic qui a marqué le début de votre ministère ?

La Bible dit que Dieu a préparé pour chacun de nous des œuvres d’avance, afin que nous les accomplissions (Éphésiens 2:10). C’est ma définition d’une vie réussie : arriver, placer ses deux pieds à un moment donné dans les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous. Je ne peux qu’encourager chacun à avoir ce critère de réussite, et non de chercher à faire ou être comme l’autre.

La différence n’est pas une tare, c’est un don de DieuL’unicité (c’est la faculté d’être soi-même) est un facteur d’onction. C’est à dire nous permet d’être oint de l’onction qui a été prévu spécialement pour nous. Quand je cherche à être quelqu’un d’autre de qui je suis, il est normal que son débit en soit limité. La différence n’est pas une tare, c’est un don de Dieu qu’il nous faut non seulement accepter, mais développer.

  • Comment définirais-tu votre ministère ?

Quand quelqu’un, croyant ou non croyant, me demande ce que je fais dans la vie, je lui réponds que je suis : « pasteur, écrivain et chanteur itinérant ».

Je me vois mal lui répondre : « Je suis apôtre » ou « prophète » ou autre. Mais je n’utilise pas alors le terme de « pasteur » dans le sens d’Éphésiens 4, où il est fait allusion à 5 ministères bien précis, et à celui de pasteur entre autres, qui est un berger que Dieu a établi pour œuvrer dans et pour l’église locale. Le terme « pasteur » est utilisé communément aujourd’hui pour parler d’un serviteur de Dieu, quel que soit son appel.

Nous avons été, Julia et moi, provisoirement pasteurs d’églises, car Dieu nous fait passer par plusieurs stades pour nous former, mais, bien que ce soit un merveilleux appel, ce n’était pas le nôtre à long terme. Nous avons voyagé pendant des années tout en étant pasteurs d’une église sur la ville de Toulon, et en supervisant d’autres assemblées.

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En 2007 nous avons mis fin au ministère pastoral, sur une direction de Dieu, afin de nous donner pleinement dans notre appel vis-à-vis de l’ensemble du corps de Christ. Un premier point qui caractérise ce ministère que nous exerçons Julia et moi, est qu’il est un ministère de SEMEURS. C’est un ministère en grande partie itinérant et, à la différence d’un ministère d’évangéliste, qui annonce avant tout le salut, il a comme priorité de semer la Parole de Dieu dans le Corps de Christ.

Cela sous quatre formes précises et distinctes :

  • La parole prêchée !
  • La parole écrite !
  • La parole chantée !
  • La parole prophétique !

Semer ce que Dieu nous a donné… À travers les supports des réunions, de livres, du chant, de vidéos, d’une école biblique par correspondance et des réseaux sociaux. Notre appel consiste donc à semer ce que Dieu nous a donné, à travers nos voyages, et après, chacun est responsable d’en faire ce qu’il veut.

  • Comment perçois-tu vos prochaines années dans le ministère ? Quel est le ou quels sont les projets qui vous tiennent à cœur ?

Nous avons principalement à cœur le peuple de DieuNous avons principalement à cœur le peuple de Dieu, sa guérison et son épanouissement. Et nous voulons participer à équiper les saints, en vue de l’avancement du royaume de Dieu, pour que le plus grand nombre soit victorieux et efficace dans les temps glorieux qui sont devant nous (Éphésiens 4 toujours !).

Nous visitons toutes sortes d’églises et oeuvres de diverses dénominations, dans les milieux francophones et travaillons avec différentes équipes de ministères, dans des lieux très divers. Et sans trop s’arrêter sur les points secondaires sur lesquels nous ne serions pas d’accord, car si l’on ne devait travailler qu’avec les personnes avec qui on voit tout pareil, on ne travaillerait plus avec personne. Cela tout en visitant régulièrement des églises rattachées à une œuvre que nous avons démarrée il y a vingt ans, appelée « Souffle Nouveau », sur Madagascar et l’Ile de La Réunion.


Servir et non dominer ou imposer
Nous n’avons néanmoins aucune vision d’hégémonie pour autant (se rattacher à tout prix les gens ou les églises), croyant que là où est l’Esprit du Seigneur là doit être la liberté. Notre conception du ministère « apostolique », si je peux l’appeler ainsi, est de servir et non pas de dominer ou d’imposer. Nous trouvons d’ailleurs déplacée cette frénésie des titres qui envahi certains milieux depuis un moment.

Notre priorité, à Julia et moi est surtout d’être une démonstration dans notre vie personnelle : couple, famille, ministère, finances, etc., de ce que la parole de Dieu marche. Partant du principe qu’il n’y a rien de mieux, que le témoignage vécu pour appuyer ce que l’on prêche.

C’est un privilège de pouvoir exercer et voyager en tant que couple, et nous encourageons les couples à servir ensemble dans la complémentarité, dans l’appel que Dieu leur adresse. Nous commençons à avoir un certain âge, mais nous n’avons jamais autant voyagé que ces deux dernières années, et c’est parti pour encore plus, cette année en cours.

Il y a comme une urgence pour vivre plus, et tout ce que nous n’avons pas encore pu vivre. Et pour laisser quelque chose aux jeunes serviteurs qui suivent, si Jésus tarde à revenir. Nous sommes animés également d’un désir de « passer à autre chose » !

« Nouvelle réforme »« Nouvelle réforme », cette expression a résonné un jour dans mon esprit. On a pas mal entendu parler de réformes ces dernières années : réforme des retraites, réformes territoriales, etc. Mais il y en a une qui est des plus nécessaires, si nous désirons voir Dieu se manifester « comme aux jours d’autrefois » (et encore plus), c’est une réforme dans l’Eglise. Nous sommes à une croisée des chemins où ce qui vient est bien plus qu’une simple visitation, c’est une réforme !

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Le réveil qui vient, et qui va toucher puissamment les nations francophones avant le retour du Seigneur, je le crois, PASSE PAR UNE GRANDE REFORME !

L’Eglise étant composée de personnes, cette réforme commence par moi, par toi. Je prêche, et crois vraiment que le meilleur pour l’Église n’est pas derrière !

Cette génération va avoir accès à une relation encore plus profonde avec Dieu, dont le résultat se verra dans l’expression d’un plus grand amour. Cette réforme va apporter une nouvelle révélation du Royaume de Dieu et de son expression. Elle est déjà en route et va impacter autant l’Église que le monde. Et nous avons à cœur avec Julia, de tout faire pour y apporter notre part, selon la grâce que Dieu nous a accordée.

Claude et Julia merci d’avoir partagé avec nous ce parcours si riche. Que le Seigneur vous bénisse et qu’il vous accompagne là où il vous conduira.

La rédaction

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