Entretien avec Mattie Montgomery

Mattie Montgomery est évangéliste. Selon lui, l’amour et l’Évangile de Jésus ne se répandront pas grâce à des rockstars ou à des grands ministères, mais par le témoignage vivant de tous les chrétiens dans le monde. Après 10 années passées à prêcher l’Évangile, c’est désormais le coeur du message qu’il répand au travers de son ministère, Awakening Evangelism. Mattie est également engagé auprès de l’équipe Awakening Europe, qui souhaite voir un puissant réveil en Europe. Il sera présent à Prague cet été lors de l’événement annuel d’Awakening Europe. Mattie a accepté de répondre aux questions de la rédaction d’Info Chrétienne, et nous le remercions d’avoir pris le temps de faire le récit de son extraordinaire rencontre avec Jésus. Ce philosophe et intellectuel agnostique a découvert Jésus, son amour et son sacrifice à la croix au travers d’une expérience extraordinaire que vous pouvez découvrir dans cet article.

  • Peux-tu nous raconter ta rencontre avec Jésus ?

En automne 2005, j’ai commencé à étudier à l’université la philosophie et la religion. Ma préoccupation n’était pas d’affirmer ou de discréditer le christianisme que j’avais connu enfant. Je me souciais plus de la vérité.

Je voulais savoir ce que le cœur des philosophes, poètes et prophètes avait tellement recherché, et je voulais trouver la vérité qui depuis le commencement avait attiré le coeur des hommes (voir même ceux qui doutaient de son existence).

Je ne savais même pas si je croyais au destin à cette étape de ma vieAprès ma première année d’études, j’avais eu l’idée de quitter mon travail d’été et d’aller aux États-Unis. C’était simplement une idée bête mais pour une raison quelconque, plus j’y pensais, plus ça devenait réel. Cette idée ne me semblait plus aussi bête, je me disais que c’était peut-être le destin. Mais pour être honnête, je ne savais même pas si je croyais au destin à cette étape de ma vie. Cette idée n’avait pourtant aucun sens. J’avais un super emploi et de bons amis. J’avais des responsabilités et des intérêts dans ma ville. Je n’avais, en toute logique, aucune raison de voyager mais quelque chose au fond de moi me poussait à le faire.

Ce moment était d’une importance capitale pour moi parce que pour la première fois de ma vie, ma tête et mon cœur étaient en contradiction. Logiquement, je savais qu’il n’y avait aucune raison pour moi de quitter mon bien-être pour aller vivre dans la rue, à la recherche d’une “ vérité ”.

Je savais que cette décision avait la possibilité de changer ma vie pour toujours !Mais sur un niveau plus profond – dépassant mes capacités intellectuelles, mes expériences passées, voir même mes croyances les plus fondamentales – je savais que cette décision avait la possibilité de changer ma vie pour toujours ! Je devrais quitter mon travail, partir de mon appartement, laisser derrière moi tous mes biens matériels et m’en aller, mais mon cœur ne cessait de me dire : « À la fin cela en aura valu la peine! »

Un soir à la fin du mois de juillet 2006, le soir précédent mon intention de soumettre ma démission, le poids de ma décision m’a lourdement abattu. J’étais en conflit avec moi même et j’étais très incertain face à cette décision. J’ai donc fait un peu de vélo autour du campus pour me changer les idées. À force de vouloir y voir plus clair, j’ai fini par me retrouver marchant sur le terrain de foot en regardant les étoiles étincelantes dans le ciel. Mon imagination commença à s’éloigner des choses que je pourrais expérimenter à l’étranger, pour en venir à l’existence de Dieu et à ce que l’année suivante pouvait bien me réserver.

Pour la première fois j’ai réalisé que la vérité et la logique ne font pas toujours unAprès quelques minutes passées sur ce terrain de foot, les peurs, les doutes et les déceptions de mon enfance ont soudainement refait surface. J’ai essayé de les enterrer à nouveau, mais malgré mes efforts et mon expertise dans ce domaine, je n’arrivais plus à les contrôler. Le visage confiant que je montrais à tous avait disparu, et je me suis effondré sur le sol en sanglotant d’une manière incontrôlable. Pour la première fois de ma vie, j’ai confessé ma faiblesse et accepté que je ne savais pas quoi faire. Pour la première fois j’ai réalisé que la vérité et la logique ne font pas toujours un. À ce moment précis j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais cru possible de refaire : j’ai prié. Entre des souffles coupés, j’ai dit : “Seigneur – qui que tu sois… Si tu es là, j’ai besoin que tu me montres ce qu’il faut faire. Je veux te connaître, mais j’ai tellement peur. Et j’ai besoin de savoir que tu seras à mes côtés. ”

Je me suis assis pendant quelques instants. J’imagine que j’attendais que quelque chose de particulier se produise. Je ne sais pas ce que j’espérais réellement mais j’ai pris du temps à digérer le fait que je venais de prier un Dieu en qui je ne croyais pas vraiment. Cela avait-il de l’importance ? S’il était vraiment présent, ferait-il attention à moi ? Je me suis finalement ressaisi, pris mon vélo pour me diriger vers la ville et mon appartement.

C’était une nuit claire et fraîche, à mon arrivée je me suis assis sur les marches de mon appartement pour faire un peu de lecture avant de rentrer. J’ai sorti un livre de mon sac que je lisais depuis les dernières semaines, afin de continuer là où je m’étais arrêté. Quelques secondes plus tard, il s’est produit quelque chose que je ne pourrais jamais oublier. Un des personnages du livre adressa cette phrase à un autre :

“ Il est temps de t’égarer dans l’itinérance et de rechercher la voie de la lumière tout en menant la vie d’un homme saint. Car tu a été destiné à éclairer le monde. « 

Je ne sais comment décrire le poids de ces mots lorsque je vis cette phraseJe ne sais comment décrire le poids de ces mots lorsque je vis cette phrase. C’est comme si je savais au fond de moi que Dieu avait choisi de me donner cette réponse à ce moment précis en entendant le cri de mon coeur. Alors que quelques minutes plus tôt, je luttais violemment contre l’idée de quitter ma maison et que dans mon désespoir je m’étais adressé à ce “Dieu”. À présent, assis sur les marches de mon appartement, éclairé par des lampadaires de tons orangés, j’avais eu réponse à ma question – il est MAINTENANT temps “ de me laisser égarer dans l’itinérance ”. Il est MAINTENANT temps de rechercher la voie de la lumière. Et ce, non seulement au nom d’un simple éveil, mais surtout parce que j’étais destiné à apporter la lumière dans le monde !

J’étais parfaitement conscient que Dieu – ce grand Dieu sur qui j’avais lu et dont je parlais dans des contextes hypothétiques – était bel et bien réel

J’ai laissé tomber mon livre, commençant à trembler alors que ce phénomène étrange envahissait ma réalitéJ’étais stupéfait ! J’ai laissé tomber mon livre, commençant à trembler alors que ce phénomène étrange envahissait ma réalité. J’avais le sentiment qu’une chaleur s’emparait de moi de toutes les côtés et j’ai réalisé que je n’étais plus seul. Comme mes yeux s’ouvrirent devant l’armée des cieux qui m’avait entourée, j’ai eu un sentiment similaire à ce que j’aurais eu, si je m’étais soudainement retrouvé dans une pièce entourée d’étrangers. J’étais à la fois bouleversé et ébloui. La présence intense de Dieu m’avait encerclée et enchantée. J’ai eu à la fois peur et je me suis aussi senti plus en sécurité comme jamais avant. À ce moment précis, j’étais parfaitement conscient que Dieu – ce grand Dieu sur qui j’avais lu et dont je parlais dans des contextes hypothétiques – était bel et bien réel. Il n’était non seulement réel mais il avait entendu ma prière et il se trouvait très près de moi.

Les mots que j’avais lus dans ce livre se défilaient dans ma tête : Tu es destiné à éclairer le monde.

Dieu a entendu mes prièresA cette étape, je me suis fait à une idée que je n’aurais pas vraiment acceptée auparavant : Dieu a entendu mes prières. Alors que mes larmes coulaient sur mes joues tremblantes, je me murmurais : « Non, non, non.” Pensant qu’une telle responsabilité était trop pour quelqu’un comme moi, j’ai continué à parler en disant : “Je ne peux pas”.Je dis à Dieu :

“Je suis bien trop faible pour accomplir de si grandes choses pour toi.”

Après que ces mots soient sortis de ma bouche, une nouvelle pensée a envahi mon esprit. J’ai entendu ceci :

« Mais ma grâce te suffit, ma puissance te fortifie dans la faiblesse.”

Quelque part je savais que c’était la voix de Dieu. Je ne l’avais pas entendu par mes oreilles, mais dans mon coeur. Ces mots résonnaient avec l’autorité de la vérité éternelle, même si je ne peux déclarer que je n’avais jamais entendu cette phrase auparavant. Quelques mois après, j’ai appris que cette phrase est écrite dans la parole de Dieu (2 Corinthiens 12:9).

J’ai continué à insister avec mes excuses: “Mais j’ai trop peur!”. “…Mais l’amour parfait bannit la crainte! ” fut la réponse de Dieu. (1 Jean 4:18.)

Ma philosophie n’avait aucune chance de résister à sa présenceÀ maintes reprises, je lui ai fait part de mes doutes, mes craintes et mes échecs, et à chaque fois il m’a confronté à la vérité sur moi-même, sur le but de mon existence ainsi que son plan merveilleux pour ma vie. Je n’avais désormais nulle part où aller. Le créateur de toutes choses m’avait acculé au pied du mur et avait saisi mon cœur. Ma philosophie n’avait aucune chance de résister à sa présence. Je savais qu’il m’avait choisi non seulement pour croire en Lui, mais également pour le connaître lui. Et si à ce moment-là j’avais été honnête, j’aurais avoué que c’est ce dont mon coeur avait toujours désiré.

Si je cherchais Dieu, je le trouveraisJe suis resté ainsi pendant un moment ce qui m’a semblé être une éternité. Il s’est passé au moins une heure avant qu’il ne se retire et que je puisse finalement me ressaisir. Ma décision était désormais prise. Le lendemain, je me suis rendu au travail afin d’annoncer mon départ à mon employeur. Je quittais ensuite mon appartement et laissais tout ce que je possédais avec un ami. Je commençais ensuite à tracer ma route, muni de mon sac à dos et d’une foi au fond de mon coeur : Si je cherchais Dieu, je le trouverais. Et c’est ce que je fais depuis ce jour.

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  • Quel a été le déclic qui a marqué le début de ton ministère ?

Elle était une mère pour beaucoup de personnes du groupeIl y a des années de cela, j’étais en tournée dans l’Indiana avec les autres membres du groupe musical dont je faisais parti. Nous avions dormi sur le sol chez Donita. Donita était une dame libre. Ses enfants aimaient notre groupe musical, et elle aimait ses enfants, nous étions donc toujours les bienvenus chez elle. Nous y avons séjourné plusieurs fois lorsque nous étions dans cette région, et elle a toujours été bienveillante et accueillante pour nous. Elle était une mère pour beaucoup de personnes du groupe.

Un matin, alors que le groupe et moi avions dormi dans le salon de Donita, je me suis réveillé par le bruit qu’elle faisait en se déplaçant autour de la maison. Elle ramassait ses affaires et se préparer à sortir. Lorsqu’elle me vit réveillé, elle me dit “Je vais aller me tremper. Veux tu m’accompagner ?”. Je répondis tout en me frottant les yeux.

“Je ne sais pas ce que ça signifie”

Elle rit et me dit :

“Je vais à l’église pour chanter des louanges. C’est quelque chose que j’aime faire afin de passer du temps dans la présence de Dieu.”

Cela m’avait l’air inoffensif, j’ai donc accepté

Cela m’avait l’air inoffensif, j’ai donc accepté. “Allons-y”. Nous avons pris place dans sa voiture et nous nous sommes dirigés vers son église. C’était une de ses églises à l’allure étrange – une faible luminosité, des shofars et des bouteilles d’onction d’huile partout, des drapeaux mauves accrochés aux murs… Ça m’avait plu! Lorsque nous sommes arrivés à l’église, Donita s’est dirigée vers la table de mixage pour mettre un peu de musique.

En toute honnêteté, je pense que le mot “musique” était un abus. La musique que Donita avait mis était… terrible. C’était l’enregistrement de quelqu’un qui composait lui-même les paroles de sa chanson, et en plus il n’était pas un bon chanteur, pas du tout ! Mais je pense que Dieu a quand même apprécié la chanson.

Je pris place sur une chaise tout en regrettant ma décision de venir “tremper” avec
Donita
Je pris place sur une chaise tout en regrettant ma décision de venir “tremper” avec Donita. Elle n’a cependant pas manqué un instant. Il lui a fallu environ 30 secondes pour enlever ses chaussures et commencer à faire les cent pas. Elle agitait ses mains en chantant et en priant à haute voix. Donita était une fervente chrétienne, et moi j’étais là, assis, en train de penser à la seule fois où j’avais fermé mes yeux pendant un chant de louange. Je ne me sentais pas à la hauteur.

Si Dieu veut passer du temps avec les gens, alors, je veux être une de ces personnes !Mais là, les mains jointes, mal à l’aise sur mes genoux, assis au milieu de l’église charismatique de Donita pour les chrétiens fous, j’ai à nouveau fermé les yeux. Des mots sont venus à mon esprit. « Cherche ma face ». J’avais entendu cette phrase avant, probablement dans un service religieux ou un livre chrétien. Je ne savais pas vraiment ce que cela signifiait, mais j’ai supposé que c’était ce que Dieu disait à quelqu’un, aux temps bibliques quand il voulait connecter avec quelqu’un. J’ai alors pensé, « Dieu, je veux chercher ta face ». Je ne savais pas comment faire, ou ce que cela entraînerait, mais je pensais : si Dieu veut passer du temps avec les gens, alors, je veux être une de ces personnes !

Alors j’ai poussé un soupir et j’ai dit à voix basse: « D’accord ». Ensuite, tout en gardant mes yeux fermés, serrant les dents, je me disais : « C’est ça ! Je cherche sa face ! Allons-y… ! ». Mais rien du tout.

Je ne sais pas ce que j’espérais réellement, peut-être un tremblement de terre ou une lumière venant du ciel. Mais il ne se passait toujours rien. J’étais toujours assis dans cette église stupide en écoutant cette musique stupide avec la stupide Donita. Je ne suis pas sûr si c’était de l’humilité ou si j’étais désespéré, mais après quelques minutes, j’ai décidé d’essayer à nouveau. Cette fois, je voulais être honnête avec Dieu.

« Seigneur, me voici devant Toi. Si tu m’acceptes, je désire être avec Toi aujourd’hui.

Un grand soupir.

J’avais déjà eu un moment avec Dieu, mais je ne savais pas si Dieu avait vraiment eu un moment avec moi.

Un autre profond soupir.

Tout à coup, j’ai senti que le bâtiment s’effondrait sous mes pieds, me laissant suspendu dans les airs. Mon estomac se retourna, et les murs, les chaises, le plafond, et le sol disparurent. Je n’entendais plus la musique. Tout ce que je pouvais entendre était le calme, pas le silence, mais le calme, comme lorsque vous êtes en forêt, et que pour un instant le vent cesse et que le monde entier semble retenir son souffle. Le calme absolu. Donita n’était plus nulle part.

C’était si brillant que je pouvais difficilement ouvrir les yeuxJ’ai regardé tout autour pour essayer de reprendre mes repères, et tout ce que j’ai vu était la lumière. J’étais dans un lieu qui semblait entièrement composé de lumière, a lumière qui pouvait tourner et tourbillonner. Je me sentais vivant. Je pouvais ressentir la douce chaleur de la lumière sur mon visage et mes mains. Alors que je ne m’étais jamais rendu dans ce lieu, il m’était familier, de la même manière que la vieille maison familiale nous est familière. L’endroit où je me trouvais n’avait pas de murs, seulement un sol et un plafond qui semblait s’étendre à l’infini. C’était si brillant que je pouvais difficilement ouvrir les yeux.

Après quelques secondes, j’ai commencé à cligner des yeux pour essayer de mieux voir. Une fois que j’ai été habitué à la clarté, j’ai pu apercevoir une silhouette qui marchait vers moi. Je ne ressentais aucune peur. Je ne savais pas ce qu’il se passait, mais je savais que tout irait bien.

Alors que la silhouette approchait, je vis le visage d’un homme qui approchaitAlors que la silhouette approchait, je vis le visage d’un homme qui approchait. Je vis la peau sombre et tanné de ses mains, et son visage est finalement apparu. Je vis des cheveux bruns hirsutes et un large sourire sur le visage. Je vis ses yeux. Il semblait que toute la beauté et la lumière de ce lieu, n’était qu’une pâle imitation de la réalité caché dans ses yeux. Ses yeux étaient de toutes les couleurs, même des couleurs que je n’avais jamais vues avant. Ils étaient profonds et intenses, et plein d’amour pour moi.

Il me tendit la main et dit d’une voix profonde et douce, comme une grande couverture épaisse, une froide nuit d’hiver :

« Mattie, je suis tellement content que tu sois là. Viens avec moi. J’ai préparé une place pour toi ! »

Alors que sa main s’approchait pour prendre la mienne, je vis qu’il s’y trouvait un trou. C’était une image qui m’étonna et je remarquai ensuite les cicatrices sur ses mains, tout le long de son bras et sur son cou, et même sur son visage et sa tête. Elles étaient horribles et laides. C’était le contraire de tout ce que j’avais jamais imaginé à propos de rencontrer Jésus.

Il me prit par la main, mais j’étais hésitant étant encore sous le choc de voir ses cicatrices sur la peau. Il s’arrêta et se retourna, et comme je passais mon pouce au travers du trou dans sa main, je lui demandai :

“Est-ce que c’était douloureux?”

“Cela en valait la peine”Il se retourna pour me regarder, les larmes aux yeux. Il fit un sourire complice qui fit une courbe entre ses yeux et ses joues. Il ne voulait pas lâcher ma main et semblait vouloir attirer mon attention sur l’importance de l’instant présent, il regarda l’espace lumineux autour de nous et tourna son regard à nouveau vers moi. Quelques instants après, Il inspira profondément et me dit d’une voix douce “cela en valait la peine”.

Et tout à coup alors que j’étais dans cet endroit, je me suis retrouvé de nouveau à l’église de Donita. Sauf que désormais j’étais allongé au sol en face de ma chaise, trempé avec mes larmes et tremblant comme une feuille. Je suis resté ainsi pendant quelques heures pour me ressaisir. Ai-je réellement été avec Jésus ? C’est incroyable qu’il réponde “çela en valait la peine” avec amour lorsqu’on l’interroge sur son indescriptible souffrance sur la croix. Quel sorte d’amour est-ce, au point de considérer un tel calvaire le prix à payer pour être avec moi ? … MOI!

Je m’étais retrouvé face à un amour immenseJe me suis senti très petit ce jour là. Mais je m’étais retrouvé face à un amour immense. En toute honnêteté, je suis toujours en train de digérer ce que j’ai vécu ce jour là, je savais alors – tout comme je sais maintenant – que cet amour m’aiderait à surmonter toute épreuve.

  • Quel est le projet ou la réalisation dont tu es le plus fier ?

La chose qui me rend le plus fier, c’est que Dieu m’ait accordé le privilège d’être l’époux d’une seule femme, et le père de deux petits garçons. Je me plais dans toutes les obligations et l’enthousiasme qu’exige le ministère, mais mon vrai bonheur c’est d’aimer et de guider ma famille comme Dieu l’a fait avec moi.

  • Quel est le personnage biblique qui est une source d’inspiration pour toi ? Et pourquoi ?

Faire de lui le centre de toute mon attention, quelles que soient les situations, même s’il faut que je m’efface complètementJean Baptiste. Son ministère est important dans plusieurs sens, mais ce que j’admire le plus c’est sa volonté de mettre Jésus au centre de toutes choses – même s’il faut pour cela qu’il se retire. Il a été la figure de plusieurs ministères à travers le monde à son époque, et malgré tout, il a gardé un esprit rempli d’humilité et de simplicité : “Il faut que Lui croisse et que moi je diminue” (Jean 3:30). Lorsque ce fut le temps, Jean qui jusqu’à présent “baptisait les gens pour le pardon du péché”, annonça au monde “voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. Cette simple phrase avait mis un terme à son ministère, et lancé le glorieux ministère de Jésus, ainsi que sa mission sur terre. Je désire avoir un tel coeur pour Jésus. Faire de lui le centre de toute mon attention, quelles que soient les situations, même s’il faut que je m’efface complètement.

  • Quel conseil pourrais-tu donner à celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la même voie que toi ?

Cherchez Dieu en toutes chosesCherchez Dieu en toutes choses. Si vous êtes rempli de lui, il vous sera impossible de faillir dans ce que vous entreprendrez. Si vous visez le ministère, la gratification personnelle, la gloire, le pouvoir, vous manquerez inévitablement le but de votre existence, mais si vous recherchez Dieu, vous n’échouerez pas.

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  • Comment perçois-tu tes prochaines années dans le ministère ? Quel est le ou quels sont les projets qui te tiennent à cœur ?

Le désir de mon coeur c’est de voir les croyants équipés et inspirés pour le partage de l’Évangile dans leurs propres communautés. L’organisation que je dirige, Awakening Evangelism, espère voir des milliers de croyants remplis du feu de l’Esprit, et de les voir prendre conscience de l’heure dans laquelle nous vivons afin qu’ils puissent atteindre leurs communautés avec la puissance de l’Évangile de Jésus-Christ.

Mattie, nous te remercions d’avoir partagé avec nous ce témoignage extraordinaire. Merci d’avoir également communiqué ton désir de voir les chrétiens se lever et entrer dans la carrière que Dieu a préparé pour eux. Que le Seigneur te bénisse, ainsi que ton épouse et tes deux enfants, et qu’il continue de guider tes pas, pour le salut du plus grand nombre.

La rédaction

Info Chrétienne est partenaire de l’évènement Awakening Europe à Prague.

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