Est-ce que je fais le bien ?

Tout le monde souhaite être un encouragement pour son entourage. Mais dans les faits, en sommes-nous vraiment capables ?

Est-ce que je fais le bien ?

L’apôtre Paul s’est posé cette question. Sa réponse : « Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas »(Rom. 7,19). Les chrétiens qu’il enseignait ne voyaient certainement que le bien qui émanait de lui, ses qualités d’orateurs, sa vivacité d’esprit et ses connaissances. Paul, lui, se considérait bien petit pour la tâche à accomplir, et peut-être était-ce aussi cela, « le bien qu’il ne faisait pas ».

Dispensateurs involontaires de bien

Et moi, est-ce que je fais du bien ? Sans y réfléchir, j’ai spontanément répondu par la négative. Certainement parce qu’on m’a toujours dit que nul n’est parfait, que nous sommes tous pécheurs, etc. Puis la question est revenue à mon esprit sous une autre forme : les personnes que tu connais, que tu croises, te font-elles du bien ? Oui ! Un jour, une femme de l’Eglise, avec qui j’ai très peu de contacts, s’est approchée et m’a dit : « Tu es une maman selon le cœur de Dieu ». Cela m’a fait du bien, mais je ne suis pas sûre qu’elle s’en soit réellement rendu compte.

Une autre fois, alors que j’étais très tendue et anxieuse pour l’organisation de la rentrée scolaire de ma fille, j’ai été apaisée par une maman à l’air si décontracté. Elle était de bonne humeur et confiante avec sa double poussette, alors qu’elle attendait son aîné devant l’école.

Se laisser remplir par le Bien suprême

Trop souvent, «le bien» est associé à un acte, don ou service. Or, par nos paroles et notre attitude, nous avons un impact sur les autres, qu’il soit négatif ou positif. Si, dans une certaine mesure, il est possible de maîtriser nos paroles, il est en revanche bien plus difficile de dompter notre attitude et notre langage corporel. D’où l’importance de se laisser remplir jour après jour par le Bien, au travers de la Bible.

Notre état d’esprit influence notre capacité à faire le bien. Avant de s’approcher de moi, cette jeune femme qui m’avait encouragée, n’avait pas entendu une voix lui parler à mon sujet, juste une pensée insistante qu’elle s’était permise de me rapporter. Soyons attentives à nos pensées: le Saint-Esprit les utilise et elles peuvent être source de beaucoup de bien.

S. Knuchel

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