« Faisons la fête » à Halloween

Qui aurait l’idée de vouloir rendre la peur attrayante. Pourtant l’école, les familles, les médias habituent doucement les enfants avec la pensée que la magie, les fantômes et la sorcellerie peuvent être un sujet de fête. Chaque adulte sait pourtant que les enfants ont naturellement peur du noir, des masques et des sorcières. Pourquoi aller à contre courant ? Il est difficile de trouver une vertu positive à une fête qui met l’accent sur le côté obscur.

À 2 ans les enfants ont peur des monstres et du noir, ils demandent à garder la porte de leur chambre entrouverte, et parfois une lumière. Ils réclament toujours de la lumière dans les endroits obscurs, jamais le contraire. Quand on sait que les 3-4 ans, très sensibles, ont vraiment peur des clowns et du Père Noël, il devrait sembler logique d’éviter Halloween et sa parade de monstres en tous genres. Nous savons que dans la vie de l’enfant, la peur va se manifester d’une façon ou d’une autre selon son âge ou son imagination. Ce n’est peut être pas la peine de créer une occasion de plus.

Ce n’est pas sans effet sur les jeunes enfants, d’être déguisé en fantômes, vampires, et de se retrouver entourés de monstres soit disant « pour rire ». Ils ne sont jamais attirés par le costume sinistre de squelette ou de zombie. C’est une idée d’adultes que de s’habiller ainsi. Leurs choix se portent plutôt vers les déguisements de princesses, de princes, de chevaliers ou de héros sympathiques, pas vers des monstres.

Pourquoi donc avoir choisi cette fête qui favorise des personnages lugubres, liés à des choses obscures ? Pourquoi honorer la mort ? On ne manquera pas de trouver mes remarques « rabat-joie ». À propos, quelle joie dans cette fête ? C’est un peu court de dire aux enfants « ce sont des monstres gentils, ce sont des sorcières pour rire ». Pourquoi imposer le macabre, le sinistre et le morbide comme jeu. Il ne s’agit pas ici de juger les choix de certains, mais de partager une vraie préoccupation, n’avez vous rien de mieux à proposer à nos enfants ?

Chacun trouvera facilement sur internet les liens évidents qu’Halloween a avec l’occulte. Il sera difficile de trouver une vertu positive à cette fête. Son symbolisme inclut des démons, des fantômes, des sorcières, la mort, l’obscurité, des squelettes, la peur, l’horreur et la terreur. La peur ne devrait pas être un jeu. Le risque, est de croire que « ce n’est pas si grave », alors que la symbolique occulte d’Halloween célèbre des puissances spirituelles obscures et dangereuses. Mais voilà, le bon spirituel, comme le bon sens, semble avoir déserté nos villes et nos campagnes.

La population est en manque de réunions festives. Quand Halloween en propose une dans la rue, les chrétiens sont dans leurs églises. Aux croyants de proposer une fête pour tous qui reflète les valeurs et la joie de l’Évangile. À nous d’innover. Apprenons à stimuler notre imagination et à cultiver notre différence. Ne restons pas manipulé et influencé par les médias et les modes sombres. Soyons audacieux. À quand une fête de la rencontre, un pique-nique géant ouvert à tous, au cœur de la cité. Profitons ce jour-là de visiter nous aussi les gens dans leurs maisons. Offrons un bonbon, une pâtisserie, une parole d’encouragement, bénissons, proposons de prier pour les malades. Soyons juste vivants, heureux et contagieux de la joie qui est en nous. Les fêtes sont très présentes dans la Bible. Proposons une fête au cœur de la cité.

Il est vrai que les enfants aiment les histoires et les personnages qui font peur, comme la sorcière de Blanche-Neige, le grand méchant loup, et bien d’autres. Oui, ils aiment avoir peur en lisant ou en écoutant une histoire, si elle se termine bien. Oui, ils ont du mal à distinguer la frontière entre la réalité et la fiction, et donc oui, Halloween peut être une source de peur pour les plus jeunes. S’il n’y avait pas de danger, on ne recommanderait pas aux parents d’enfants de moins de 10 ans d’être présents en cas de peur, pour qu’ils expliquent que « ce n’est qu’un jeu », « c’est pour rire », « rassure toi, ce n’est pas un vrai monstre ».

On demande à un adulte de rassurer l’enfant effrayé et de l’amener à s’accoutumer à ces monstres. Cela revient à l’habituer au pire, au gore, au glauque et au sordide. « N’aie pas peur mon chéri, tu ne risques rien ». Des adultes savent qu’une crise de peur peut arriver, mais y envoient les enfants. Cette peur aurait pu être évitée en restant chez soi et en proposant une soirée différente.

Soyons toujours vigilants. Les enfants sont trop souvent laissés sans protection devant les ordis, la télé, les réseaux sociaux, Halloween. Beaucoup d’adultes minimisent les risques que courent ces enfants en pleine construction.

Halloween revient, mais nous, nous avons un peu de temps de réflexion pour faire un choix, et qui sait, avoir un plan B pour ce soir là. C’est mon souhait

Jean-Louis Lafont
Thérapeute et conférencier, auteur du livre « Agressions sexuelles et secrets douloureux »

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