Faut-il se taire quand nos jeunes doutent de Dieu ?

3 clés pour aider les parents à briser le silence autour du doute de leur enfant.

La Fuller Youth Institute a initié une étude, menée pendant 3 ans auprès de 500 jeunes diplômés chrétiens. Leur objectif est de transformer « la recherche universitaire en ressources pratiques » pour les parents. Et cette étude vient de révéler une problématique majeure dans la foi de ces jeunes, le doute, et le silence qui l’entoure.

« Malheureusement, moins de la moitié de ces jeunes ont partagé leurs doutes et leurs difficultés avec un adulte ou un ami. Pourtant, les possibilités de ces élèves d’exprimer et d’ explorer leurs doutes étaient en réalité corrélées à une plus grande maturité dans la foi. En d’autres termes, il ne fait pas de doute que ce qui est toxique pour la foi, c’est le silence. »

Et ce silence s’explique par une autre découverte de cette recherche :

« Une exploration plus poussée a révélé une autre partie parlante de cette histoire : il en va de même pour leurs parents. »

Selon Kara Powell, directrice exécutive du Fuller Youth Institute et Steven Argue, professeur agrégé jeunesse, famille et culture, c’est ce silence qui plane au-dessus du doute de nos jeunes qui est le plus toxique. Ils ont donné à Christianity Today 3 clés pour sortir de ce silence.

Créer les possibilités pour parler

« En tant que parent, vous voulez que vos enfants viennent à vous et vous demandent le sens de la vie, mais cela se produit rarement. »

Les experts nous invitent donc à créer l’opportunité, réserver un moment, prendre des risques et oser poser les questions pour aborder les sujets dont il faut parler. Une pause autour d’un café ? Un moment en famille ? Il suffit de franchir le pas et de poser des questions qui vont ouvrir le débat :

« Cite quelque chose auquel tu ne crois pas. […] Quand te sens-tu le plus proche de Dieu ? »

Apporter la vérité à leurs grandes questions

En grandissant, les jeunes mettent en perspective ce qu’ils ont appris dans leur jeunesse. Ils comparent ce qui leur a été enseigné avec leur vécu actuel. Notre rôle est de les faire sortir du doute et de les accompagner vers la recherche.

« Par exemple, lorsque votre enfant dit: ‘Je ne crois plus en Dieu’, vous pouvez répondre: ‘Parle-moi du Dieu en lequel tu ne crois plus’. Reconnaissez que leur confession est courageuse. Vous pourriez même dire: ‘Je ne crois pas non plus en ce genre de Dieu’, puis énoncer ce que vous croyez. »

Il est important de reconnaitre qu’il y a des a questions pour lesquelles nous n’avons pas de réponse. Pour favoriser leur maturité, nous pouvons leur apprendre à chercher des réponses utiles auprès d’experts, ou dans des articles.

Raconter son témoignage

Finalement, nos enfants ne savent souvent pas pourquoi nous sommes devenus chrétiens. Sur quoi se fonde notre relation avec Jésus. Pour les experts, il est important d’en discuter avec nos enfants.

« Cela n’a pas à être dit parfaitement. Et si vous leur avez dit il y a longtemps, ne présumez pas qu’ils s’en souviennent. Dites-le encore. Parlez-leur des moments où la grâce de Dieu vous a soutenu. Partagez votre relation à Dieu dans votre vie quotidienne. Nos enfants ont besoin d’un point de départ pour leurs voyages spirituels, et articuler nos propres histoires est un excellent moyen de commencer. »

M.C.

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