Flight, avec Denzel Washington, le film qui dépeint la repentance d’un pilote de ligne, alcoolique

Dimanche soir sur TF1, Denzel Washington, l’acteur qui n’hésite pas à afficher sa foi en Jésus Christ, a incarné un pilote de ligne enfermé dans un terrible dilemme.

W
hip Whitaker, le pilote, est alcoolique et accro au cannabis et à la cocaïne. Pourtant il continue à piloter, et il est même un bon pilote, expérimenté, et reconnu par ses collègues.

Lentement le piège s’est refermé.

Malgré une enfance et un entourage familial où la Bible tenait une place privilégiée, Whip a choisi le déni, fuyant la réalité de son addiction, malgré le risque à chaque vol de provoquer une catastrophe.

Un jour, tout bascule.

Suite à une défaillance technique, l’avion qu’il pilote pique désespérément entraînant tout l’équipage et les passagers vers une mort certaine. Mais Whit, fort de son expérience et suivant son instinct, réussit par une manœuvre audacieuse à le redresser et à le faire atterrir en catastrophe. Six personnes meurent dans l’accident, mais le pire a été évité.

Il est salué comme un héros. Pourtant tout son entourage sait – tout comme lui – qu’il avait consommé comme à chaque fois, une forte dose d’alcool avant de décoller.

L’enquête sur l’accident ne réussit pas à établir son alcoolisme, grâce à la dextérité de son avocat et la complicité de ses amis. L’analyse toxicologique qui révélait qu’il était alcoolisé et sous l’effet de la cocaïne est invalidée, et au cours du procès Whit nie son addiction avec l’aplomb de celui qui a pris l’habitude de mener une double vie.

Pourtant, devant une question directe de l’enquêtrice, il hésite, balbutie, et décide après un moment long et douloureux d’affronter la vérité – alors qu’il est sur le point d’être innocenté par la justice.

Moment fort du film, où on découvre un homme face à un choix décisif, qui va orienter toute la suite de sa vie. Il est fortement repris par sa conscience et décide enfin d’affronter la réalité, épuisé par ce combat perpétuel qui le détruit de l’intérieur. Il est condamné et incarcéré. Il a tout perdu, sa liberté, son travail, son prestige, sa femme et même son fils qui ne veut plus le voir.

C’est en prison qu’il finit par s’affranchir de l’alcool et de la drogue. Le film se termine par ses propres mots devant ses codétenus, où il leur explique que paradoxalement, il se sent maintenant réellement libre. Le menteur, qui avait passé des années à mener une double vie, était maintenant un homme en paix

Un magnifique exemple de repentance.

Patrick Vauclair, réalisateur 

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