Francesco, porteur de trisomie 21 : Pour son père, il est « la tendresse de Dieu »

« Pour moi, Francesco est la tendresse de Dieu. Dieu a une manière silencieuse de parler, Il n’est pas dans le grand vent, Il n’est pas dans la tempête, Il est dans la brise légère. Francesco ne parle pas, Francesco ne vous remercie pas, mais en vous regardant, en vous tenant une seconde, c’est la tendresse de Dieu qui vous touche, et c’est une chose merveilleuse. »

La Journée mondiale de la trisomie 21, qui se déroule chaque année le 21 mars, est l’occasion de donner la parole aux personnes atteintes de ce syndrome, « afin de faire entendre leurs droits et faire valoir leur place dans notre société ». Sir, l’agence de presse de la Conférence épiscopale italienne, a partagé à cette occasion le témoignage de Luciano et Anna, parents du jeune Francesco, 6 ans, porteur de trisomie 21.

Anna commence par évoquer sa grossesse, et les questions de son entourage, « mais tu ne savais pas, tu n’as pas eu l’amniocentèse ? ». À ces mots, la mère répond, « je m’en fichais de savoir ; nous avions déjà fait le choix, mon mari et moi ». Puis elle ajoute, « il est l’air, la vie, il est ma force ».

Elle reconnaît toutefois que les débuts ont été difficiles.

« J’étais très en colère contre Dieu. J’ai pleuré. »

Son mari se souvient de sa colère envers Dieu comme celle d’un « enfant désespéré qui donne un coup de pied à un chêne millénaire ». Avant de poursuivre :

« Un chêne qui d’en haut lui sourit avec tendresse et dit : ‘Tu ne me fais pas mal’. »

Anna explique ensuite avoir appris à l’accepter tel qu’il est.

« Francesco m’a appris à aller plus lentement, à accepter les choses qui ne peuvent être faites. Nous n’avons pas nécessairement besoin de savoir tout faire. […] Je suis la mère d’un enfant de presque six ans que j’aime et que tout le monde adore, en famille et à l’extérieur. »

Désormais, elle remercie Dieu de lui avoir donné Francesco.

« J’ai eu des moments de grande obscurité mais maintenant je peux dire que je remercie Dieu d’avoir eu Francesco et je sens que le Seigneur nous accompagne. Avec lui, nous devons semer tous les jours pour qu’il devienne un jour un adulte indépendant. »

Luciano explique quant à lui que Dieu a utilisé plusieurs personnes. Sa mère, tout d’abord, qui a été d’un grand réconfort au moment de l’annonce de la trisomie 21, mais aussi le caissier du supermarché, qui lui avait alors affirmé, « le problème est de savoir qui le voit, si vous ne le voyez pas, cela n’existe pas ». Un cousin l’a également aidé en lui rappelant que dans la parabole, l’homme était né aveugle, « pour que les œuvres de Dieu se manifestent ».

Il compare désormais son fils à « la tendresse de Dieu ».

« Pour moi, Francesco est la tendresse de Dieu. Dieu a une manière silencieuse de parler, Il n’est pas dans le grand vent, Il n’est pas dans la tempête, Il est dans la brise légère. Francesco ne parle pas, Francesco ne vous remercie pas, mais en vous regardant, en vous tenant une seconde, c’est la tendresse de Dieu qui vous touche, et c’est une chose merveilleuse. »

Anna espère que ce témoignage « donnera force et courage à ceux qui découvrent qu’ils attendent un enfant trisomique ».

« La lumière est là, mais il faut savoir la voir. »

M.C.

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