Guy Coponet, rescapé de St-Etienne-du-Rouvray : son sang-froid lui a « sauvé la vie », assure un médecin au procès

Guy Coponet est un des paroissiens qui était présent lors de l’assassinat du père Jacques Hamel le 26 juillet 2016 dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Il avait également été gravement blessé par les deux assaillants du prêtre et va être entendu par la cour ce jeudi. 

Guy Coponet, paroissien grièvement blessé lors de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, qui a coûté la vie au père Hamel, est parvenu à comprimer lui-même sa plaie, ce qui lui a « probablement sauvé la vie », a témoigné mercredi un médecin légiste au procès à Paris.

L’homme est aujourd’hui âgé de 92 ans. Il s’est constitué partie civile et viendra déposer jeudi matin à la barre, plus de cinq ans après les faits.

Le 26 juillet 2016, deux jeunes jihadistes de 19 ans, Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, font irruption dans la petite église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en banlieue de Rouen (Seine-Maritime), armés de couteaux.

Après avoir asséné de nombreux coups au prêtre de 85 ans, qui décédera, Abdel-Malik Petitjean traîne Guy Coponet, alors octogénaire, sur le côté de l’autel. L’assaillant lui inflige « une plaie transversale (…) sur 21 cm » au niveau de la gorge, a expliqué devant la cour d’assises spéciale de Paris le médecin légiste qui l’a examiné deux jours après les faits.

Après l’agression, constatant qu’il saignait abondamment, Guy Coponet « s’était mis dans une position où il comprimait sa plaie » et « il faisait le mort », « c’est probablement ce qui lui a sauvé la vie », analyse le médecin, les assassins n’étant sortis de l’église que près d’une heure plus tard, une fois les forces de l’ordre arrivées.

Le médecin légiste dit aussi avoir été frappé par le « calme incroyable » du vieil homme lorsqu’il l’a vu sur son lit d’hôpital, « capable de relater tout ce qui s’était passé avec une incroyable précision », et par « la rapidité de sa récupération », malgré la quantité importante de sang qu’il avait perdu et le « choc psychique ».

Contrairement aux neuf plaies reçues par le père Hamel, « des coups portés en percussion » de manière verticale, la blessure infligée à Guy Coponet est bien « compatible avec une tentative d’égorgement », mode opératoire prôné par l’organisation Etat islamique dont se réclamaient les deux assaillants, a aussi précisé le médecin, interrogé par le président de la cour.

La rédaction (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / estuccia Giancarlo / Photo du père Jacques Hamel exposée à Rouen en commémoration de sa mort.

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